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Stages rémunérés : «On dénonce ce deux poids, deux mesures»

Stages rémunérés : «On dénonce ce deux poids, deux mesures»iStock / Rawpixel

Des milliers d’étudiants de plusieurs collèges et universités du Québec sont en grève cette semaine. Ils réclament à nouveau la rémunération de leurs stages en cours de formation. 

L'automne dernier, les étudiants avaient manifesté afin d’interpeller le gouvernement de François Legault et le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à leurs revendications.

Une compensation a été offerte pour les stages en psychologie et pour le stage final en enseignement, mais tous les autres stages restent non payés.

Jugeant insatisfaisante la réaction du gouvernement caquiste, des milliers d’étudiants québécois font la grève toute la semaine. 

En entrevue avec Bernard Drainville lundi, Mathilde Laforge, étudiante en travail social et stagiaire en grève a expliqué leurs revendications. 

«C’est une campagne féministe. On s’est rendu compte que dans les domaines traditionnellement féminins, du genre sages-femmes, travail social, éducation, infirmières, les stages ne sont pas rémunérés. Alors que d’autres milieux traditionnellement masculins, notamment génie, informatique, construction, ce sont des domaines où ils seront rémunérés durant leurs stages par des subventions et crédits d’impôt octroyés par le gouvernement aux compagnies privées. Le gouvernement paye environ 70% de leur salaire. On dénonce ce deux poids, deux mesures. Pourquoi ne serions-nous pas rémunérées au même titre que nos homologues masculins?»

Même si les négos ne sont pas amorcées au sujet du montant à recevoir en salaire pendant ces stages, les étudiants grévistes aimeraient obtenir minimalement le salaire de 15$ /l’heure.

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