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250 organismes dénoncent la surmédicalisation des jeunes

250 organismes dénoncent la surmédicalisation des jeunesPhoto: pixabay.com

MONTRÉAL — Le Mouvement jeunes et santé mentale a réuni 250 organisations et 1000 personnes pour signer une déclaration commune qui réclame la tenue d'un débat public sur la «médicalisation à outrance» des jeunes aux prises avec des problèmes sociaux.

L'ordre des travailleurs sociaux, l'association des travailleurs de rue, les organismes communautaires de lutte au décrochage et des dizaines d'autres groupes dénoncent le réflexe de surmédicaliser les jeunes plutôt que de leur offrir du soutien psychosocial et de prendre le temps de les écouter.

En conférence de presse à Montréal, dimanche matin, le mouvement a demandé aux partis politiques en campagne électorale de s'engager à mettre sur pied une commission parlementaire sur la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes.

Selon la porte-parole du mouvement, Anne-Marie Boucher, les quatre principaux partis politiques du Québec ont été interpellés, mais aucun n'a voulu s'engager sur la création d'une commission parlementaire.

D'après Mme Boucher, de nombreux chercheurs s'inquiètent de la croissance des diagnostics psychiatriques et de la hausse de l'usage de la médication chez les jeunes, surtout qu'on ne connaît pas tous les effets des psychotropes sur le cerveau.

Le mouvement dénonce une dérive favorisée par le manque de ressources dans le milieu scolaire, notamment, où l'on pousse les parents à obtenir un diagnostic et à médicamenter leur enfant. Les jeunes sont ensuite entraînés dans une spirale de stigmatisation, de décrochage et même de consommations de substances illicites. 

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