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Obama estime que Trump est le symptôme de la division, pas la cause

Obama estime que Trump est le symptôme de la division, pas la causePhoto: AP
L'ancien président américain Barack Obama a livré un discours à l'Université de l'Illinois, vendredi.
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L'ancien président Barack Obama a déclaré vendredi que son successeur était «le symptôme, et non la cause», de la division et de la polarisation aux États-Unis.

Selon l’ex-président démocrate, Donald Trump «exploite les ressentiments que des politiciens attisent depuis des années».

«Les politiques de division, de ressentiment et de paranoïa ont malheureusement trouvé un refuge au sein du Parti républicain», qui s'est lié d'amitié avec un ancien dirigeant du KGB soviétique, a-t-il soutenu, en référence au président russe Vladimir Poutine. «Qu'est-il advenu de ce parti?»

M. Obama prononçait un discours à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, où il a accepté un prix. C'est la première fois que l'ex-président prend part activement à la campagne pour les élections de mi-mandat en novembre.

Sur un ton inhabituellement direct, mais sans nommer son successeur à la Maison-Blanche, il a clairement exprimé ses inquiétudes concernant la politique actuelle, et imploré les électeurs — en particulier les jeunes — d'aller voter en novembre. «Si vous croyiez que les élections importaient peu, j'espère que les deux dernières années vous ont convaincus du contraire, a-t-il lancé.

«Un simple coup d'oeil aux plus récentes manchettes devrait vous faire comprendre que les temps ont bien changé. Les enjeux sont vraiment plus importants. Les conséquences de notre retrait sur les lignes de touche sont plus graves. (...) Cette époque n'est pas normale.»

M. Obama a aussi estimé que les États-Unis devaient rétablir «l'honnêteté et l'honorabilité» au sein du gouvernement. «Ce ne devrait pas être une question partisane de dire que nous n'exerçons pas de pression sur le procureur général ou le FBI pour utiliser le système judiciaire afin de punir nos adversaires politiques, ou pour demander explicitement au procureur général de protéger les membres de son propre parti contre des poursuites, à l'approche d'une élection.»

«Je n'invente pas ça. Ce n'est pas hypothétique», a-t-il dit.

Dénoncer les sympathisants nazis

L'ex-président a aussi déclaré que les Américains et les politiciens des deux partis devaient parler haut et fort contre la discrimination, et «lutter clairement et sans équivoque contre les sympathisants nazis». L'été dernier, après les manifestations violentes de Charlottesville, en Virginie, le président Trump avait d'abord mis sur le même pied les manifestants d'extrême droite et les contre-manifestants antiracistes, en dénonçant la «violence venant des divers camps».

«Est-ce si difficile d'affirmer simplement que les nazis sont mauvais?», a demandé M. Obama vendredi.

Lors d'un rassemblement partisan au Dakota du Nord, un peu plus tard vendredi, le président Trump a affirmé s'être endormi en regardant le discours de son prédécesseur. «Je suis désolé, je l'ai regardé, mais je me suis endormi. J'ai trouvé qu'il était très bon pour s'endormir.» Le président a affirmé que M. Obama essayait de prendre le crédit de cette «chose incroyable qui se passe dans notre pays».

Ce discours de M. Obama donne un avant-goût de la rhétorique qu'il devrait adopter tout au long de l'automne. Samedi, l’ancien président ira appuyer des candidats démocrates de la Californie lors d’un événement dans le comté d’Orange, une région plutôt conservatrice de cet État où les républicains risquent de perdre plusieurs sièges en novembre.

Selon un conseiller de M. Obama, les activités de campagne de l'ancien président se poursuivront jusqu'en octobre. 

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