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Incendie criminel chez Michael Fortier

«Je n’aime pas la violence, qu’elle soit à droite ou à gauche» - Drainville

«Je n’aime pas la violence, qu’elle soit à droite ou à gauche» - Drainville

L’homme d’affaires et ex-ministre non-élu Michael Fortier a été victime d’intimidation et de vandalisme la semaine dernière, quand deux de ses véhicules ont été incendiés à sa résidence.

Patrick Lagacé, animateur de l’émission Le Québec maintenant, a rapporté l’affaire dans La Presse et il l’a commentée au micro de Bernard Drainville.

L’incendie criminel a été revendiqué le lendemain par le site «Montréal contre-information» par l’entremise d’un texte intitulé : «Visite nocturne chez un haut dirigeant de la RBC », soit la Banque Royale, où travaille Michael Fortier.

On comprend que le geste est lié à la décision de la Banque royale de financer le pipeline Coastal GasLink, en Colombie-Britannique.

« C’est une pente glissante », estime Patrick Lagacé.

« On est tous « l’impur » de quelqu’un. On peut tous être «coupable», entre guillemets, de quelque chose qui pourrait justifier que notre char pourrait être incendié, que notre maison pourrait être vandalisée et qu’on pourrait se faire frapper. »

Pour sa part, Bernard Drainville, qui a connu des formes d’intimidation quand il était en politique active, estime que l’usage de la violence provenant de la droite ou de la gauche ou visant à défendre une cause comme celle de l’environnement, est inacceptable.

«Je n’aime pas la violence, qu’elle soit à droite ou qu’elle soit à gauche », a souligné l’animateur. Il n’y a pas de raison pour être violent dans la société dans laquelle on vit. »

Idées vs. gestes criminels

En complément, André Gélinas, policier à la retraite de la SPVM, explique la complexité des enquêtes touchant des groupes appuyant des causes polarisantes.

« Ce qui est sensible dans ce dossier, c’est que l’on n’a pas le droit d’enquêter sur des idées. On ne pourrait pas enquêter sur un parti politique parce que l’idée ou l’option ne nous plait pas. Il faut départager la ligne de l’opinion, qui est libre au Canada, versus la ligne qu’on ne doit pas franchir avec l’acte criminel. La ligne est très mince pour les policiers. »

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