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Controverse à l’Université d’Ottawa | Êtes-vous d’accord qu’on bannisse certains mots?

Controverse à l’Université d’Ottawa | Êtes-vous d’accord qu’on bannisse certains mots?
Êtes-vous d’accord qu’on bannisse certains mots? - René Villemure, Harry Julnice, Benoît Melançon

39:52

Êtes-vous d’accord qu’on bannisse certains mots? - René Villemure, Harry Julnice, Benoît Melançon

RENÉ VILLEMURE, éthicien

HARRY JULNICE, organisme Never was average

BENOÎT MELANÇON, professeur titulaire responsable des cycles supérieurs de l'Université de Montréal

Détails
L'humoriste Renzel Dashington nous dit pourquoi on ne doit pas utiliser le mot N

15:26

La controverse à l’Université d’Ottawa concernant l’utilisation du mot «n....» dans le cadre d’un cours continue de faire jaser. 

Une enseignante de l’Université d’Ottawa a été temporairement suspendue par la direction à la suite de plaintes d’étudiants parce qu’elle a utilisé le mot «n....» dans le cadre de son cours, et ce, à des fins pédagogiques. 

Depuis, deux clans se sont formés. Ceux qui soutiennent l’enseignante et la liberté académique et ceux qui estiment que ce mot ne devrait jamais être utilisé, encore moins par une personne blanche. 

Pour mieux comprendre les enjeux et arguments de chacun des clans, Isabelle Maréchal en a discuté avec ses invités. 

«Moi, ça m’inquiète qu’il y a un mot qu’on ne peut plus prononcer et si on le prononce, tu fais face à des réprimandes sévères. L’école et les universités ne devraient-elles pas être un lieu où les esprits doivent être ouverts?» 

«Faire taire des gens, c’est de la censure. Un mot, ce n’est pas seulement un son, ça nous permet de communiquer, de véhiculer un sens. Il ne peut pas y avoir d’histoire sans un sens. L’imposition d’une censure sur un mot, c’est la perte d’une partie du sens. Mais là, on a un mot qui choque. Mais dans le cas qui nous préoccupe, la personne qui a fait usage de ce mot dans un contexte pédagogique a été frappée de la pire des sanctions, elle a été intimidée et menacée. Je dois avouer que c’est un peu disproportionné considérant qu’elle n’insultait pas personne»  

«Est-ce qu’on oublie l’origine du mot? Il y a des gens qui ont été assassinés après que ce mot a été utilisé. Comment des personnes qui ne sont pas noires, qui ne vivent pas cette discrimination et ce racisme-là, sont capables de juger si un mot a sa place ou si un mot peut être prononcé?»

«Ce n'est pas un mot académique, c'est un mot haineux»

D'ailleurs, Harry Julmice trouvait très à propos le message de Wiel Prosper:

Justin Trudeau se range du côté des étudiants

Justin Trudeau se range dans le camp des détracteurs de la professeure qui a utilisé un mot offensant pour les Noirs en voulant expliquer un concept en classe. 

Le premier ministre a répondu ainsi à une question du chef bloquiste Yves-François Blanchet, aux Communes :

«Nous devons tous être conscients de la portée de nos paroles. Nous favorisons le respect des autres et l'écoute des communautés. Notre priorité, c'est de toujours mettre de l'avant des actions concrètes pour combattre le racisme sous toutes ses formes»

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