Pour diminuer les coûts

Des policiers non armés?

Des policiers non armés?
Cogeco Nouvelles
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À l’instar de certains activistes américains qui réclament une diminution importante du financement des services de police, cette réflexion semble vouloir s’installer au nord de la frontière. 

La mairesse de Montréal, Valérie Plante s’est dite ouverte à cette idée.

La ville a même une question liée à ce sujet dans un sondage en ligne dans le cadre de consultations prébudgétaires. 

Au micro de Paul Arcand, le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, a mis en garde des conséquences d’une possible diminution du budget du SPVM qui se traduirait notamment par une baisse d'effectifs et des fermetures de postes de quartier. 

Selon le représentant syndical, les budgets du SPVM ont déjà été réduits. 

«En 2010, la part du budget de la ville qui allait au service de police était à 13,4%, alors qu’aujourd’hui, il est à 10,8%. Et quand on se compare au 25 plus gros services de police municipaux au Canada, 20 de ceux-ci ont des proportions budgétaires beaucoup plus importantes que Montréal a accordées à la police. On pense que c’est un faux débat»

«Ce n’est pas sacré le budget de la police»

Les commissaires Lise Ravary et Luc Ferrandez s’entendent sur le fait que la réalité américaine est très différente de celle du Québec.

Sans complètement abolir le financement, les deux intervenants estiment qu’il est possible de revoir la façon de faire des policiers. 

«Ça circule pas mal sur les réseaux sociaux, c’est l’abolition totale de la police. Selon eux, si tu investis dans le social, la criminalité va s’en aller toute seule. Ce n’est pas réaliste. Ici, le budget de la ville qui va à la police s’est 10%. Il y a des villes aux États-Unis où c’est près de 40%. Mais est-ce le temps de revoir le travail des policiers? Sans aucun doute parce que leur travail a changé au fil des ans. Il y a 33 000 appels par année qui rentrent au 911 qui sont des personnes en crise de santé mentale»

«Je ne crois pas que la réflexion doit prendre la forme d,arrêter de financer la police au complet, mais on doit étudier le budget de la police. Ce n’est pas sacré le budget de la police. Un policier, ça vient avec une voiture pour deux et une arme. Et ce sont des coûts extraordinaires. Les voitures doivent être renouvelées très souvent, les équipements sur les voitures aussi. L’entretien des armes, la mise à niveau et la mise au rancart»

«Et il y a la question du danger qui vient avec le métier de policier. Le salaire vient avec et le stress aussi. Est-ce que toutes les tâches nécessitent qu’elles soient effectuées par un policier, avec une voiture et une arme?»

«Es-tu en train de dire qu’il pourrait y avoir des policiers qui se promènent sans arme comme ceux à Londres?»

«Oui madame!»

«Les gens le plus souvent victimes de crimes, ce sont les pauvres de Montréal-Nord, pas ceux de Westmount»

«Oui, on leur donne des armes dans ces quartiers chauds, mais tu n’es peut-être pas obligé d’avoir une arme quand tu fais la circulation sur la 15!»

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