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«On n'apprend pas» -Luc Ferrandez sur la gestion de l'environnement à Montréal

«On n'apprend pas» -Luc Ferrandez sur la gestion de l'environnement à MontréalFacebook / Luc Ferrandez

Au lendemain de l'annonce de son retrait de la vie politique, l'ex maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, était de passage au micro de Paul Arcand.

Le politicien a confirmé qu'il mijotait sa décision depuis un moment et que son départ était une critique au fait que l'administration de Valérie Plante n'allait pas assez loin et n'agissait pas assez rapidement pour favoriser l'environnement.

«Le départ, c'est sur une philosophie complètement différente de gestion des impacts environnementaux, de préparation à la ville face aux impacts environnementaux... Le temps est venu d'agir... On n'apprend pas; quand c'est collectif, ce n'est pas grave.»

Paul Arcand l'a questionné sur un possible transfert en politique fédérale. M. Ferrandez a été clair sur le sujet.

«Le fédéral, c'est 200 jours de discussions en Chambre sur des textes de lois qui n'en finissent plus. Non, non, non.»

«Il quitte la politique, mais je ne pense pas qu'il va quitter l'action politique... Il va rester important dans la vie municipale comme commentateur, comme critique. J'ai hâte de voir comment Valérie Plante va composer avec ça... Il va demeurer une figure influente. Je ne pense pas qu'il a dit son dernier mot.» 

Dans un message publié sur sa page Facebook, lundi, Luc Ferrandez a expliqué qu'il songeait à poser ce geste depuis des mois.

Le politicien municipal estime qu'une seule raison majeure le force à poser ce geste.

« Une seule me donne envie de partir, mais elle revient sans cesse avec plus de force : une impression d’imposture. Plus précisément, j’ai l’impression de berner les citoyens en leur faisant croire que nous prenons collectivement tous les moyens qui s’imposent pour ralentir le rythme de destruction de notre planète. »

 

« Parce que mes convictions écologistes et ma capacité d’agir sont bien connues, ma présence au sein de cette administration contribue à rassurer bien des gens sur la valeur du travail que nous effectuons à ce chapitre. En démissionnant, je souhaite faire tomber cette image et forcer le groupe à regagner la confiance de l’électorat que je représente. »

Le controversé maire se dit « incapable d'influencer la mairesse » Valérie Plante sur les mesures à prendre quant à la « gravité» de la situation environnementale.

Selon M. Ferrandez, si le bilan de Valérie Plante est « bien supérieur » à celui de l'administration précédente, les mesures mises en places ne sont pas suffisantes pour affronter ce défi. Il ajoute toutefois qu'il ne souhaite pas ainsi « affaiblir le leadership » de la mairesse Plante ou aller travailler pour une autre équipe. Il écarte également la possibilité de se présenter aux prochaines élections fédérales.

M. Ferrandez a déposé sa démission mardi après-midi.

« Je reconnais toutefois que Valérie Plante est plus représentative de la population que je ne l’ai jamais été. Je ne lui dirai jamais assez souvent merci d’avoir pris le pouvoir à un moment si critique de l’histoire — face à un maire et un parti figés dans le passé — elle seule pouvait le faire », ajoute-t-il dans son message.

« Elle a l’immense responsabilité de faire réélire un parti progressiste dans un paysage politique où il en reste de moins en moins et je comprends la difficulté de faire des choix dans ce contexte. »

Dans un communiqué, la mairesse Valérie Plante n'avait que de bons mots pour son ancien collègue.

« Il y a 10 ans, ce que Luc proposait comme vision était audacieux, voire impensable. Aujourd'hui, force est d'admettre que cette vision est devenue une référence dans l'appareil municipal. Accomplir autant en si peu de temps demande un courage politique énorme, une intégrité sans borne et des convictions inébranlables. Ce sont des valeurs qui nous inspirent et qui nous motivent à aller toujours plus loin. »

Le maire Luc Ferrandez s'est fait élire pour la première fois en 2009. Il s'est fait connaître un peu partout au Québec pour les réformes importantes qu'il a imposées dans son célèbre arrondissement et les nombreuses controverses dans lesquelles il a été impliqué.

Pas plus tard que lundi soir, il s'est fait critiquer pour avoir lancé des vulgarités en plein conseil municipal.

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