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«Le cannabis, c’est moins pire que la morphine» - la fondatrice de «Mère-Mari» 

«Le cannabis, c’est moins pire que la morphine» - la fondatrice de «Mère-Mari» iStock / vadimguzhva

La consommation de cannabis, au quotidien, est une aide précieuse pour de nombreuses mamans, selon Annie-Claude Bertrand, Co-fondatrice de «Mother Mary» ou «Mère-Mari».

Mme Bertrand, une mère de deux enfants qui consomme quotidiennement du cannabis, a admis en avoir également pris durant sa grossesse et constate que d'autres en prennent en lieu et place de médicaments prescrits qui sont plus dommageables selon elles.

«Le cannabis, c'est moins pire que la morphine.»

Depuis les derniers mois, quelque 5000 mères se sont regroupées sur les réseaux sociaux, à travers les différentes plateformes de «Mères Mari» pour échanger sur le sujet.

La mission de cette communauté est d’aider les femmes à assumer leurs décisions quant à la consommation de cannabis, en leur apportant soutien et informations.

«J’ai consommé, je peux le compter sur les doigts d’une main parce que je n’avais pas assez d’informations à ce moment- là. J’avais vraiment trop peur. J’ai cessé tous les médicaments pharmaceutiques aussi parce que pour moi ça ne valait pas les risques. Je pense que si j’avais consommé plus de cannabis pendant ma grossesse, j’aurais peut-être eu une dépression post-partum qui serait moins sévère ou peut-être que j’en aurais pas eu du tout.»

«Il y a beaucoup de femmes dans notre communauté qui prennent le cannabis pendant leur grossesse parce que pour elles c’est vraiment un risque moins élevé.»

Dangereux pour le foetus

En entrevue avec Bernard Drainville, Dre Diane Francoeur, obstétricienne-gynécologue et présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec a vivement réagi aux propos entendus à l'émission de Paul Arcand. 

«Que ce soit le pot, l’alcool ou les autres drogues, on sait que pendant la grossesse, c’est dangereux pour le bébé. Il n’y a pas de norme minimale sécuritaire. Et on ne pourra jamais faire les études pour voir si un quart de joint ou un huitième de joint, un joint aux deux heures ou aux quatre heures s’est dangereux. On ne le saura jamais. Mais on sait que le risque existe, donc c’est pour cette raison qu’on suggère de ne pas consommer pendant la grossesse et l’allaitement. Les risques sont au niveau du développement intellectuel, au niveau du développement du cerveau du bébé»

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