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Décrochage scolaire: des données inquiétantes à propos des jeunes francophones

Décrochage scolaire: des données inquiétantes à propos des jeunes francophones Photo: pixabay.com

Le décrochage des élèves du secondaire dans le réseau public est toujours aussi alarmant, surtout chez les francophones nés au Québec. Un garçon sur deux et une fille sur trois n’arrivent pas à obtenir un diplôme sept ans après leur entrée à l’école secondaire. Entrevue avec Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval.

Selon des statistiques recueillies par Le Devoir, le taux de décrochage demeure préoccupant dans certaines régions à forte majorité francophone.

«La diplomation progresse encore — 80,1 % des élèves québécois ont un diplôme ou une qualification sept ans après leur arrivée au secondaire —, mais le décrochage continue de sévir davantage notamment chez les élèves francophones», peut-on lire dans un article du journaliste marco Fortier.

Les immigrants de deuxième génération (nés au Québec de parents étrangers) connaîtraient plus de succès dans leurs études que les Québécois dits «de souche», d’après des nouvelles statistiques du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, publiées il deux semaines.

«On peut se réjouir du taux de diplomation des jeunes immigrants de première ou deuxième générations, mais une quinzaine de commissions scolaires québécoises ont au moins dix points de pourcentage d’écart sur le taux de diplomation [québécois]», a souligné M. Royer sur les ondes du 98,5 FM. 

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De 4 à 18 ans

Encore une fois, on constate que les garçons sont particulièrement touchés par le décrochage scolaire. «Plus de garçons décrochent ou échouent à l’école, a affirmé Égide Royer. Un garçon sur deux, contrairement à une fille sur trois.»

«Ça va prendre des mesures précises pour affirmer que l’éducation est importante […] Il faut que les parents s’impliquent, mais une fois qu’on a dit ça […], il faut indiquer clairement que tous les enfants doivent être en apprentissage jusqu’à l’âge de 18 ans.»   

De manière plus générale, M. Royer a indiqué que Québec devrait inciter les jeunes à commencer la maternelle dès 4 ans. Le gouvernement devrait multiplier les efforts afin que les étudiants demeurent à l’école au moins jusqu’à leur maturité.

«Je crois qu’il est nécessaire d’offrir le service de maternelle de manière universelle dès l’âge de 4 ans, avec l’enseignement des lettres. Ensuite, il faudrait faire un suivi systématique des jeunes l’année suivante, surtout à propos de l’habileté à lire. Par la suite, il faut offrir des mesures de support aux jeunes [durant son processus scolaire et lorsqu’il songe à décrocher]», a ajouté M. Royer.  

Notons que les données compilées par le ministère de l'Éducation à propos du décrochage scolaire inclut les jeunes ayant obtenu un diplôme d'études secondaires (DES).

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