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Le BST cherche des indices sur le lieu de l'écrasement de l'hélicoptère

Le BST cherche des indices sur le lieu de l'écrasement de l'hélicoptèrePhoto: La Presse canadienne
Stéphane Roy

Une équipe du Bureau de la sécurité des transports (BST) se trouve vendredi au nord du Parc du Mont-Tremblant, sur les lieux de l'écrasement de l'hélicoptère qui était piloté par Stéphane Roy.

Le BST cherche des indices, dans cette forêt dense, pour tenter de comprendre pourquoi l'hélicoptère du président de l'entreprise Sagami-Savoura s'est écrasé, tuant le pilote et son fils de 14 ans.

Deux enquêteurs du BST sont arrivés sur les lieux de l'accident vendredi matin, mais différents spécialistes se joindront à l'équipe à mesure que l'enquête progresse.

La première étape du travail d'enquête consiste à documenter la scène dans le but de déterminer la trajectoire que l'hélicoptère suivait au moment de l'impact, ainsi que l'angle de l'impact. Les enquêteurs doivent cartographier les lieux, mais aussi documenter l'état des différentes composantes de l'appareil, ce qui nécessite notamment de photographier minutieusement toutes les parties de l'hélicoptère.

Jean-Marc Ledoux, gestionnaire régional du Québec au BST, a expliqué que si aucune conclusion finale n'est tirée à partir de l'enquête sur le terrain, l'hélicoptère sera transporté dans un laboratoire.

«L'épave de l'appareil sera amenée dans un laboratoire pour faire des expertises plus poussées, si nécessaire. L'appareil pourrait être sorti de la forêt à l'aide d'un autre hélicoptère ou à l'aide d'une grue pour être acheminé, sur une remorque, au laboratoire du BST à Ottawa.»

M. Ledoux a précisé que toutes les hypothèses seront étudiées.

«Les conditions météorologiques au moment de l'écrasement, la condition de l'appareil, et le facteur humain. Par exemple, est-ce que la personne a subi un malaise avant l'accident?»

Une panne?

Des informations ont circulé indiquant que l'hélicoptère de type Robinson R44 de M. Roy avait subi une panne motrice il y a deux ans, ce qui avait nécessité un atterrissage d'urgence. C'est le genre d'information qui sera scrutée à la loupe par le Bureau de la sécurité des transports, a assuré M. Ledoux.

«C'est quelque chose que nous allons vérifier lorsque viendra le temps d'analyser les documents techniques de l'appareil, donc toute la maintenance au fil des années. Quelle était la raison de cette panne motrice (il y a deux ans), et quelles réparations ont été faites après ça? Ça fait partie de la collecte de données qu'on fera.»

Avec la multiplication des applications mobiles offertes aux pilotes d'hélicoptère, M. Ledoux a indiqué qu'il est possible que les enquêteurs puissent trouver des données mobiles qui permettent de faire progresser l'enquête.

«Souvent les individus utilisent une tablette ou un téléphone pour la navigation aérienne alors à l'occasion, des données peuvent être enregistrées. Certains logiciels sur le moteur enregistrent aussi des paramètres comme la révolution ou la température de l'huile, la température du moteur. Donc il est possible de découvrir des données utiles.»

Aucun signal de détresse n'avait été détecté avant l'écrasement de l'appareil, à l'exception de quelques données cellulaires, et il n'y avait que peu d'information quant au trajet emprunté par les victimes.

L'hélicoptère a été retrouvé jeudi dans le secteur du lac Valtrie, à environ 80 kilomètres au sud-est du Lac-De La Bidière, d'où Stéphane Roy et son fils avaient décollé le mercredi 10 juillet.

Père et fils ont été portés disparus le jeudi 11 juillet, alors qu’ils devaient rentrer à la maison la veille. Ils ne sont toutefois jamais rentrés de leur voyage de pêche à bord de l’hélicoptère, piloté par Stéphane Roy.

Les recherches pour retrouver l'hélicoptère ont nécessité le survol de 20 000 kilomètres carrés de territoire densément boisé dans les Hautes-Laurentides.

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