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«Crime d’honneur» à Granby: les accusés remis en liberté

«Crime d’honneur» à Granby: les accusés remis en liberté James C Hooper/Moment/Getty Images

La triste histoire d’une famille de Granby rappelle celle du terrible drame de l’affaire Shafia survenu il y a 10 ans. Trois membres d’une famille d’origine syrienne font face à la justice dans ce qui s’apparente à un crime d’honneur. Le tribunal a accepté de les remettre en liberté sous plusieurs conditions, mercredi. Les explications de Me Jean-Pierre Rancourt, avocat criminaliste.

Le juge de la Cour du Québec, Serge Champoux, a accepté de relâcher les accusés en échange de la promesse qu’ils ne tenteront pas de contacter le plaignant principal ni la jeune femme impliquée dans cette histoire.

Ils ont aussi dû verser une caution de 1000 $ chacun. Ils ont également dû remettre au greffe tous les documents d’identification de la femme impliquée dans cette histoire (lire les explications ci-bas), de crainte qu’elle soit mariée de force. 

Le juge a aussi ordonné à Yazn Aiesh d’entreprendre une thérapie pour hommes impulsifs ou violents.

Les trois accusés n’ont pas d’antécédent judiciaire. 

«Le juge a repris les principes du Code criminel. Dans le cas d'une menace de mort ou d'un harcèlement, un accusé est remis immédiatement en liberté s’il n’a pas d’antécédent judiciaire. En ce qui concerne les trois accusés de la famille de Granby, ils ont quand même été gardés incarcérés un certain temps. Malgré l’enjeu du crime d’honneur, un individu a le droit d’être remis en liberté à partir du moment qu’il est accusé, à moins qu’il récidive ou qu'il commette d’autres crimes.»

Les foudres des accusés

Des accusations de harcèlement et de menace de mort ont été déposées contre Rami et Yazn Aiesh, respectivement âgés de 20 et 18 ans, et leur mère Madjeh Halawleh, âgée de 39 ans. Ils étaient détenus depuis le 25 juin.

Les infractions reprochées à Mme Halawleh et à ses fils auraient été commises dans un contexte de «crime d’honneur».

Le principal plaignant aurait subi les foudres des accusés pour avoir eu une relation sexuelle avec une autre membre de la famille Aiesh et avoir ensuite refusé de la marier.

Les accusés ont reçu leur statut de réfugié en 2016. 

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