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«La SQDC n’est pas concurrentielle», affirme un vendeur illégal de cannabis

«La SQDC n’est pas concurrentielle», affirme un vendeur illégal de cannabisCogeco Nouvelles

En légalisant le cannabis, le gouvernement Trudeau avait bien insisté sur le fait que cela réduirait considérablement le marché des drogues illicites et par le fait même, que cela nuirait au crime organisé.

Pour vérifier si tel est le cas, maintenant que le cannabis est légal depuis plusieurs mois, le journaliste Jean-Simon Bui, de Cogeco Nouvelles à Québec, s’est entretenu avec un vendeur illégal de cannabis.  

Guillaume (nom fictif) vend du cannabis de façon illicite et s’approvisionne chez le même fournisseur depuis près de 17 ans. Dans le milieu, on le qualifie de vendeur intermédiaire puisqu’il ne transige pas directement avec les producteurs issus du crime organisé.   

Contrairement à la Société québécoise de cannabis (SQDC) qui connaît des problèmes d’approvisionnement depuis l’ouverture de ses premières succursales le 17 octobre dernier, Guillaume continue d’offrir un excellent service à ses clients.

Ce qui n’est pas le cas pour la SQDC, croit-il.

 

«Quand tu viens pour acheter ton produit (à la SQDC), tu ne peux pas le voir, le sentir, le toucher. Donc, tu achètes ton produit et tu t’en vas avec ton petit sac dehors et là, tu vas l’ouvrir et peut-être te rendre compte que ça ne te convient pas. Mais tu ne peux pas le retourner. Moi, mes amis viennent chez moi et j’ai jusqu’à quatre variétés différentes. Ils ont le choix, ils le voient, le sentent»

«La SQDC se plante un peu. Dans les autres provinces, ils mettent un échantillon sur leur comptoir que les clients peuvent voir et sentir. Comme à Amsterdam, dans les ‘’coffee shops’’. C’est ce qui est attrayant pour le consommateur»

Pas concurrentielle

Un autre élément qui continue de jouer en faveur du marché noir, c’est le tarif trop élevé chargé par la SQDC.

«La SQDC n’est pas concurrentielle. Elle ne peut pas nous ''accoter''. Même si elle voulait, le marché (noir) va s’ajuster. Ça ne nous affecte pas du tout. Moi, il me revient à 3,50$ le gramme et je le revends à 6$ le gramme. Et à la SQDC, il est à 8$ ou 9$ le gramme. Et ce n’est même pas de cette qualité-là»

(Source: Jean-Simon Bui, journaliste de Cogeco Nouvelles, à Québec)

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