Les centres de la petite enfance du Québec pourront tester les éducatrices soupçonnées d’avoir consommé du cannabis.
La légalisation du cannabis entrera en vigueur dès le 17 octobre prochain.
À partir de ce moment, les gestionnaires de CPE qui soupçonnent qu’une éducatrice se présente sur son lieu de travail sous l’influence du cannabis seront autorisés à tester leur employée.
«Que ce soit pour le cannabis, des dérivés de médicaments ou l’alcool, il n’y a aucun gestionnaire qui a accepté que les employés soient au travail avec les facultés affaiblies. Donc, ce ne sera pas différent avec la légalisation du cannabis», a indiqué Isabelle Palardy, directrice générale de l’Association des cadres des CPE.
Les gestionnaires de CPE pourront utiliser les différents tests qui existent sur le marché, soit des tests capillaire, d’urine et d’haleine, pour dépister la consommation de cannabis.
Et si jamais, l’employée refusait de passer le test, elle serait immédiatement retournée chez elle.
«Les gestionnaires, on n’est pas des cowboys. L’objectif, c’est d’assurer la sécurité des enfants. Une personne qui arrive intoxiquée par l’alcool ou le cannabis, c’est une personne qui ne pourra pas être apte au travail. Donc, la personne va être retournée chez elle qu’elle veuille ou non passer le test»