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Pénurie de vétérinaires au MAPAQ | Des conséquences dans nos assiettes?

Pénurie de vétérinaires au MAPAQ | Des conséquences dans nos assiettes?Getty Images/E+/ LauriPatterson
Des animaux s’entassent dans les abattoirs québécois : la pénurie de vétérinaires au MAPAQ en cause. Entrevue avec Martin Noiseux, copropriétaire de l’Abattoir Noiseux à Marieville.

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La pénurie de main-d’œuvre touche également le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), alors qu’il peine à fournir des vétérinaires aux abattoirs québécois. 

Dans le fonctionnement d’un abattoir au Québec, le vétérinaire joue un rôle essentiel. Pour pouvoir abattre un animal, il doit donner son accord. 

Donc, pas de vétérinaires, pas d’abattage d’animaux.

Pénurie de vétérinaires

Mais voilà qu’une pénurie de vétérinaires au MAPAQ affecte grandement le fonctionnement usuel des abattoirs du Québec. 

Incapables d’abattre leurs agneaux, vaches ou porcs, faute de vétérinaires, les propriétaires d’abattoir se retrouvent avec des centaines d’animaux entassés dans des endroits restreints. 

«On a deux inspecteurs et un vétérinaire. Ça prend un vétérinaire le matin pour voir les animaux vivants avant de les abattre. Je me suis fait appeler à 21h pour me dire que je n’aurais pas de vétérinaire le lendemain. On ne peut pas vraiment appeler nos employés à cette heure-là pour leur dire de rester à la maison. Et les animaux avaient déjà commencé à rentrer pour démarrer la journée. Ensuite, c’est d’arrêter tous les transporteurs et les agriculteurs qui nous amènent leurs animaux. C’est la saison forte»

«On a été chanceux hier, un agriculteur nous a prêté un bout de parc pour sortir les bœufs en après-midi, pour les mettre dans un espace plus grand. Mais j’ai un agneau qui est mort hier et un autre cette nuit. Ils sont trop nombreux. On n’est pas une ferme, on a une étable, mais c’est temporaire»   

«Les inspecteurs sont capables de faire le pour et contre si les animaux vont bien, mais pas pour démarrer les abattages? Il y a un gros travail à faire à ce niveau. On a des inspecteurs en assez bonne quantité. Pour les vétérinaires, de travailler au MAPAQ, c’est moins valorisant. Dans les abattoirs, ça finit toujours de la même façon»

Répercussion dans nos assiettes?

S’ils ne sont pas capables d’abattre leurs animaux, les boucheries, les épiceries et les restaurants ne recevront pas leurs matières premières et cela pourrait bien avoir des répercussions pour le consommateur.  

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