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COVID-19 | Les drames humains vécus derrière les pertes financières

COVID-19 | Les drames humains vécus derrière les pertes financièresGetty Images
Hausse du taux de chômage: des drames humains découlent des nombreuses mises à pied

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La pandémie de coronavirus a mené à une crise économique sans précédent qui mène, par ricochet, à des drames humains.

La journaliste Valérie Lebeuf a joint quelques personnes qui sont touchées de façon particulière histoire de mieux comprendre ces drames.

Notamment, Valérie Dorion, une femme de 36 ans, dont le conjoint s’est suicidé l’an dernier. Après 16 semaines de pause, la femme, mère de deux jeunes enfants, a repris son travail en novembre dans une entreprise qui vient de fermer ses portes, comme tant d’autres.

Comme elle n’a pas accumulé assez d’heures depuis le retour pour avoir droit à l’assurance emploi, elle essaie de trouver un formulaire qui correspond à sa situation. Ce qu’elle ne trouve pas.

« C’est un cas particulier. Il doit en avoir des milliers d’autres comme ça. Mais nous ne sommes pas tous des salariés qui sont au même travail depuis cinq ans. Je ne voulais pas arrêter de travailler, mais le bureau où je travaille a fermé. Est-ce que je vais avoir un montant d’argent qui va me permettre de subvenir aux besoins de ma famille? »

Il y a aussi l’histoire de Sonia Cosentino, la responsable des communications de la Fondation des Gouverneurs de l’espoir qui vient en aide à 25 familles dont un enfant est malade (cancer ou maladie orpheline). Les membres de la fondation ont décidé d’arrêter de se verser des salaires afin d’aider des familles.

« Jusqu’à nouvel ordre, on ferme le bureau et on travaille chacun de notre côté et pour un grand bout de temps, on ne sera pas payés. Mais il faut qu’on puisse soutenir nos familles le plus longtemps possible… (sanglots). On n’arrête pas de recevoir des courriels et s’est catastrophe par-dessus catastrophe. »

Hélène Bélanger, elle, travaille dans l’événementiel. Elle a une entreprise de jeux gonflables depuis dix ans. Les jeux gonflables, on les retrouve dans les festivals dont la saison risque d’être annulée.

Tous ses contrats annulés d’ici le mois de juin représentent 40 % de ses revenus annuels. Que fait-on? On met les clés dans la porte?

« Des gens comme moi sont des gens qui prennent des années de leur vie à investir avec passion, avec temps, avec une vision. Tu veux créer quelque chose. Aujourd’hui, ce que je vis, c’est que quelque chose me l’enlève, mais qui n’est pas en lien avec un choix que j’ai fait, avec une décision que j’ai prise. Je n’ai pas pris une mauvaise décision d’affaires. C’est quelque chose qui m’est imposé. »

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