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La dirigeante du géant chinois Huawei est formellement accusée

La dirigeante du géant chinois Huawei est formellement accusée

WASHINGTON, Canada — Les États-Unis ont déposé formellement des accusations criminelles contre la dirigeante du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou, qui a été arrêtée à Vancouver en décembre dernier, causant un froid diplomatique entre le Canada et la Chine.

En point de presse, lundi, les autorités américaines ont annoncé 23 chefs d'accusation contre Huawei, deux de ses filiales et la dirigeante de l'entreprise.

Les autorités américaines allèguent, entre autres, que l'entreprise a menti sur sa propriété d'une filiale de Hong Kong pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran, et que Huawei a volé des technologies de télécommunications, des secrets commerciaux et de l'équipement au fournisseur américain de téléphonie cellulaire T-Mobile.

Le procureur général par intérim des États-Unis, Matthew Whitaker, a remercié le Canada pour son aide dans ce dossier, et a annoncé que les États-Unis réclamaient officiellement l'extradition de Mme Meng.

L'arrestation de Meng Wanzhou par les autorités canadiennes, en vertu d’un mandat d’arrestation américain, a provoqué une querelle diplomatique entre le Canada et la Chine.

Peu de temps après les événements impliquant Mme Meng, deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, ont été arrêtés en Chine, car les autorités chinoises les accusent d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Dans la même foulée, un autre Canadien, Robert Lloyd Schellenberg, avait reçu la peine capitale pour une condamnation de trafic de drogue, après avoir été condamné plus tôt à 15 ans de prison.

Les incidents ont aussi mené au congédiement de l'ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, qui s'était mis dans l'eau chaude en commentant le dossier de Mme Meng. Il avait notamment déclaré qu'elle disposait d’arguments juridiques solides pour éviter l’extradition.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a expliqué lundi qu'il avait été relevé de ses fonctions parce que ses propos allaient à l'encontre de la position du gouvernement.

Fabi la nuit
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