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Doit-on permettre à Huawei de s'impliquer dans le développement du 5G canadien?

Doit-on permettre à Huawei de s'impliquer dans le développement du 5G canadien? Photo: AP
une boutique de Shenzhen, dans le sud de la Chine, propose le service internet 5G.

Autoriser la société chinoise Huawei Technologies à contribuer à la construction des réseaux sans fil 5G du Canada pourrait donner à Pékin un accès détourné à des informations sensibles concernant les Canadiens, préviennent des analystes de la sécurité. Steve Waterhouse, spécialiste en sécurité informatique, est d'ailleurs de cet avis.

Alors que le gouvernement fédéral envisage la participation possible de Huawei à la prochaine génération du système de télécommunications, la question ultime est de savoir quelle importance le Canada accordera à la crainte d'une collecte de données inappropriée — voire d'un espionnage en bonne et due forme.

La question préoccupe depuis bien avant que le Canada, à la demande des États-Unis, n'arrête Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei, à Vancouver, et elle sera toujours là bien après le règlement du dossier de Mme Meng.

«Les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la République tchèque, le Japon et bien d’autres ont déjà dit non à Huawei. […] Cette entreprise a fait une immense campagne publicitaire dans le monde. La compagnie est le premier vendeur de téléphones, devant Apple. C’est aussi le deuxième fabricant d’équipement de télécommunication. C'est normal qu'on connaisse Huawei, qui est partout. […] Je suis très surpris que le gouvernement fédéral ne dise pas non de manière catégorique à Huawei [pour le projet du 5G]. Le Service canadien du renseignement de sécurité a déjà signifié, tout comme d’autres entreprises, que Huawei a fait de l’espionnage industriel. Par exemple, la compagnie a volé la propriété intellectuelle de travaux sur la sécurité quantique, au Centre de recherche nationale canadien à London et Ottawa, en 2014. Deux ans après, Huawei a mis sur le marché un produit développé par nos chercheurs canadiens. Bref, Huawei fait du vol intellectuel et industriel...»  

Précisons que Huawei assure qu'elle n'est pas une entreprise contrôlée par l'État et qu'elle ne faciliterait jamais la collecte de renseignements pour le compte de la Chine ou de tout autre pays.

Cependant, la loi sur le renseignement national en Chine stipule clairement que les organisations et les citoyens chinois doivent soutenir, aider et coopérer dans le travail de renseignement de l'État, suscitant des préoccupations en matière de sécurité nationale au Canada.

Certains produits Huawei font déjà partie des réseaux de quatrième génération que des millions de Canadiens utilisent pour accéder à internet sans fil. Le développement d'un réseau de télécommunication de cinquième génération (5G) permettra des connexions internet beaucoup plus rapides et une vaste capacité de transmission de données pour répondre à la demande croissante de pouvoir faire toujours plus dans le cyberespace.

Des entreprises privées telles que BCE et Telus s’occuperont de la construction, mais le gouvernement fédéral pourrait leur interdire d’utiliser certains produits pour le faire.

La participation éventuelle de la société chinoise à l'infrastructure 5G du Canada n'impliquerait pas que des antennes et des câbles, mais aussi des logiciels nécessitant une maintenance et des mises à niveau.

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avec Ron Fournier

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