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Producteurs laitiers: «Les Américains attaquent les valeurs canadiennes»

Producteurs laitiers: «Les Américains attaquent les valeurs canadiennes» Photo PC/Adrian wyld
Le président des Producteurs laitiers du Canada, Pierre Lampron, au centre

OTTAWA - «Les Américains attaquent les valeurs canadiennes», a soutenu le président des Producteurs laitiers du Canada, Pierre Lampron, mercredi, pendant que la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, était de retour à Washington pour la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Des représentants des producteurs de chacune des dix provinces canadiennes ont tenu une conférence de presse pour appuyer le gouvernement Trudeau dans les négociations. Ils ont soutenu qu'une nouvelle brèche dans la gestion de l'offre serait dévastatrice pour leur industrie et qu'elle ne réglerait pas le problème de surproduction au sud de la frontière.

« Trump veut que les Américains produisent le lait pour le Canada, a précisé M. Lampron. Il veut que les Américains aient des industries laitières au Canada. C'est pour ça que je pense que le Canada va défendre les valeurs canadiennes. »

Le premier ministre Justin Trudeau a répété encore une fois mercredi qu'il allait protéger le système de gestion de l'offre qui permet de contrôler l'offre, le prix et les importations de produits laitiers, mais des concessions ont déjà été faites au cours des dernières années lors des négociations de l'accord entre le Canada et l'Union européenne et le Partenariat transpacifique (PTP).

Les producteurs de lait ont signalé que ces concessions ont entraîné des pertes annuelles de 250 millions $ à la grandeur du pays. Ils refusent d'en subir de nouvelles.

« M. Trudeau, si je me souviens bien, dit sans impact négatif, a rappelé le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre. S'il y a des concessions, il y a des impacts négatifs. Donc, je le prends au mot et quand il nous parle qu'il n'y aura pas d'impact négatif, c'est qu'il n'y aura pas de concessions. »

Leur message a trouvé écho auprès de la plupart des chefs de partis à l'exception de Maxime Bernier, du nouveau Parti populaire. Il a lu sa toute première motion à la Chambre des communes pour demander au gouvernement d'inclure l'abolition complète de la gestion de l'offre dans les négociations de l'ALÉNA... causant l'hilarité.

Conservateurs, néo-démocrates et bloquistes ont tous mis en doute la parole du premier ministre Trudeau, malgré ses efforts pour rassurer les producteurs laitiers.

« Une brèche, deux brèches, trois brèches: le système s'affaiblit », a dénoncé le chef parlementaire néo-démocrate, Guy Caron.

« De brèche en brèche, on se dirige vers un trou béant », a fait valoir le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu.

Protéger la gestion de l'offre

Les conservateurs demandent au gouvernement de protéger la gestion de l'offre, eux qui avaient permis les concessions précédentes. Ils exigent qu'une compensation financière soit versée aux producteurs laitiers pour l'accès déjà accordé dans la nouvelle mouture du PTP, négociée sans les États-Unis. Le président américain Donald Trump avait décidé de se retirer de l'accord précédent.

« Toute nouvelle brèche dans la gestion de l'offre est inacceptable en ce moment même», a affirmé le député conservateur Luc Berthold.

« On ne peut pas donner deux fois le même accès (au marché canadien) parce que les Américains ne l'ont pas pris dans le PTP », a-t-il ajouté.

Le ministre François-Philippe Champagne a tenté de dissiper les doutes.

« Écoutez ce que le président des États-Unis dit. Si la position du président américain est si forte dans le domaine du lait, c'est bien parce que le premier ministre du Canada a pris une position très ferme autour de la table en disant que nous allons toujours défendre la gestion de l'offre », a-t-il affirmé.

L'espoir des producteurs de lait est que le gouvernement demeure ferme, que les négociations de l'ALÉNA perdurent et que les élections de mi-mandat aux États-Unis changent la donne en novembre.

« Attendons après la mi-mandat et on verra ce qui se passera », a fait valoir Bruno Letendre.

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