Essai à long terme

Kia Niro EV, 10e partie : petit entretien sur l’entretien

Kia Niro EV, 10e partie : petit entretien sur l’entretien
Kia Niro EV
Auto123.com

Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Niro EV. Aujourd’hui, la 10e partie.

On a toujours intérêt à bichonner un bien. Il conservera plus longtemps sa belle apparence. Il fonctionnera mieux. Il prodiguera de meilleures années de service.

Ça vaut autant pour notre chandail en cachemire auquel on veut épargner le boulochage que pour notre haie de cèdres qu’on aime dense, verte, droite.

Et ça concerne bien évidemment notre automobile.

Encore plus vrai si je la loue. Au moment d’en remettre les clefs, à la fin du bail, je grincerai des dents en déliant les cordons de la bourse parce que le concessionnaire devra faire réparer tel ou tel sévices infligés au véhicule à cause de ma négligence.

Si la voiture m’appartient et que j’ignore délibérément de respecter le calendrier d’entretien suggéré par le constructeur, ce dernier serait en position de refuser d’honorer la garantie en cas de pépin.

Je vous parle de ça parce que je viens de remarquer que le compteur de « ma » Niro EV indiquera bientôt 19 000 km. Quand Kia m’en a remis les clefs, l’affichage frôlait les 7 000 km. J’ai donc parcouru 12 000 km depuis.  

Ne serait-ce pas le temps d’un entretien périodique ?

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Kia Niro EV, moteur

Tout cuit dans le bec
Peut-être même que j’aurais dû y voir plus tôt. Mais j’avoue être tombé dans le piège de la facilité. Voyez-vous, quand un chroniqueur automobile se fait prêter un véhicule pour qu’il puisse réaliser son essai routier, le constructeur lui remet un véhicule en parfait état de marche. Il est propre, il sent bon, le réservoir est plein et il n’a généralement pas beaucoup de kilomètres dans le corps.

Chaque manufacturier applique sa propre politique, mais, règle générale, il est rare qu’une voiture dite de presse excède les 10 000 ou 12 000 km. Une fois qu’elle aura fait son tour de piste en s’étant retrouvée entre les mains d’un maximum de chroniqueurs (chaque essai dure une semaine), le constructeur la retire de sa flotte de presse et l’envoie chez un concessionnaire de la marque, vraisemblablement par le truchement d’un encan, où elle sera vendue comme véhicule d’occasion.

Tester pour la vie
Ouvrons une parenthèse : je me suis toujours demandé si, par souci de transparence, le vendeur ne devrait pas mettre une petite pancarte qui dirait « Testé par un journaliste automobile ».

Ça pourrait avoir un effet positif. Comme dans les annonces de Canadian Tire qui nous montrent qu’un objet a été soumis à toutes sortes de tests délirants avant d’avoir droit à un sceau de qualité et de durabilité censé rassurer le consommateur.

La grande surface, toutefois, ne nous vend pas l’objet qui en a vu de toutes les couleurs. Le nôtre sera flambant neuf. Mais pas le véhicule d’occasion qui fut une voiture de presse dans une première vie. C’est le même véhicule. Celui-là qu’une quinzaine de journalistes ont bardassé les uns après les autres.

Je ne dis pas que nous sommes un gang de brise-fer. En fait, il existe grosso modo deux types d’essayeurs. Il y a d’abord celui qui passera sa semaine au volant du véhicule en se glissant le plus possible dans la peau du consommateur à qui le véhicule s’adresse.

Si c’est une fourgonnette, il en profitera pour paqueter bagages et enfants afin d’entreprendre une escapade dantesque en famille. Une camionnette ? Vivement les grosses besognes. Une sous-compacte ? Des virées au centre-ville et des tentatives de stationnement dans les espaces les plus étriqués. Un utilitaire ? Toutes les combinaisons possibles de dossiers couchés ou relevés pour vérifier le nombre de bibliothèques Billy transportables. Un tout-terrain ? Cocktail de roches et de bouette au programme. Enfin, la voiture sport, la musclée, la grisante ? Des tests de 0-100 km/h à répétition dans un rang désert ou, encore mieux, une visite à la piste de course la plus proche.

La grande majorité de mes collègues travaillent ainsi. Et il y en a une poignée qui, à chaque démarrage, traite l’auto comme si elle allait leur permettre de fuir la banque qu’il vienne de braquer. À fond la caisse toujours, les pneus qui crissent, les chapeaux de roue qui décollent, le capot qui plonge.

Cette voiture de presse-là, je ne voudrais pas nécessairement en devenir l’acquéreur…

D’un autre côté, je suis certain que les constructeurs et leurs concessionnaires passent ces véhicules au peigne fin avant de les mettre en vente. Lorsqu’ils tombent sur un exemplaire qui n’a pas eu la vie facile, ils doivent redoubler d’efforts pour veiller à le rendre super présentable.

Fermons la parenthèse.

Kia Niro EV, trois quarts arrière

Suivre les recommandations
Le carnet d’entretien qui est fourni à l’acheteur d’un véhicule neuf à essence ou diesel, en même temps que le manuel du propriétaire, suggère généralement que les visites chez le concessionnaire se fassent à tous les 15 000 ou 20 000 kilomètres, tout dépendant de la marque et du modèle de la voiture.

Dans le cas d’un véhicule électrique, on parle plutôt de 30 000 km parce que le VÉ met en scène moins de pièces mobiles en comparaison de son vis-à-vis thermique qui passe son temps à exploser !

Et donc, si je me présente chez un concessionnaire Kia franchisé avec 19 000 km à l’odomètre, je ne devrais pas avoir de mauvaises surprises quand le mécano soulèvera la Niro EV sur son pont élévateur.

C’est que nous découvrirons ensemble la prochaine fois…

À voir aussi : Essai à long terme du Kia Niro EV, 1e partie : le constructeur, le chroniqueur et le (jeune) amateur

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