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Où sont-ils passés?

Les proprios des Alouettes ont filé sans laisser d'adresse

Les proprios des Alouettes ont filé sans laisser d'adresse
La LCF a «sauvé» les Alouettes en mettant un terme au règnedu règne Stern-Spiegel. / Cogeco Média

Ça n’aura duré que quatre ans et c’était déjà assez. Le règne de Sid Spiegel et de Gary Stern est venu à échéance la semaine dernière lorsque la Ligue canadienne de football a repris le contrôle des Alouettes de Montréal.

Déjà, lors du décès de M. Spiegel, des rumeurs circulaient selon lesquelles le club se retrouverait de nouveau à vendre.

Il aura fallu attendre deux ans de plus pour en arriver à cette séparation forcée entre la LCF et les deux familles. Gary Stern, avec 25% des parts, était toujours dans les parages du club, mais les enfants et la famille de Sid Spiegel n’ont jamais voulu s’impliquer.

Les responsables préfèrent se cacher

Nous avons tenté de rejoindre le fils de monsieur Spiegel, Robert Spiegel à son bureau de North Palm Beach en Floride. Âgé de 59 ans, il gère une entreprise immobilière du nom de Spiegel Properties Inc. Malheureusement, après avoir laissé des messages à sa secrétaire personnelle, l’homme d’affaires a préféré, avec grande classe, ignorer nos appels.

La succession de M. Spiegel a été déléguée à deux avocats, devant demeurer anonymes.

L’un d’eux se nomme Allan J. Lyons, avocat de la firme Crawmet Corp à North York en Ontario.

Le 98.5 a tenté d’obtenir des explications de sa part. Mais encore là, aucun retour malgré plusieurs messages laissés. Clairement, qui se ressemble s’assemble.

Stern rapplique

Le seul qui a eu le courage de retourner nos messages a été Gary Stern.

On parle ici des mêmes gens qui ont laissé le directeur général Danny Maciocia sans un sou, à l’aube de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Le patron des opérations football des Alouettes n’a même pas été en mesure de pouvoir négocier pour retenir les services de ses deux joueurs clés, Eugene Lewis et Trevor Harris. Il a dû regarder partir deux favoris des partisans sans même pouvoir déposer d’offre.

«S’il y a quelqu’un à pointer du doigt, c’est moi», a expliqué Stern dans un échange de message.

«J’ai travaillé le plus rapidement possible pour faire avancer ce dossier, mais je dois m’excuser du délai. Les autres n’ont rien à voir là-dedans.»

«Bon joueur», malgré la chicane

Stern a été bon joueur, ne voulant pas lancer sous l’autobus la famille Spiegel ou même leurs avocats. Il aurait bien pu le faire, nos informateurs nous disent qu’entre les deux familles, c’est la guerre froide. Les deux clans seraient en litige et ce, depuis plusieurs années.

Encore une fois, on parle ici des mêmes propriétaires qui ont montré la porte au président Mario Cecchini, qui selon tous les experts, avait fait un travail colossal pour tenter de remettre les Alouettes sur la bonne voie.

Selon nos informations, sentant le navire s’en aller à la dérive, Cecchini aurait commencé à tâter le terrain pour savoir si d’autres propriétaires potentiels avaient de l’intérêt pour acheter l’équipe.

Une tactique qui n’aurait pas plu à ses patrons, qui ont finalement décidé de ne pas renouveler son contrat.

Poudre d'escampette

Maintenant que le règne Spiegel/Stern est derrière nous, le moment serait bien choisi pour ceux qui étaient à la tête des Alouettes de s'expliquer.

Assez incroyable que dans ce dossier, tout le monde se cache. Personne n’ose même tenter d’expliquer sa version de l’histoire. Les partisans des Alouettes mériteraient des éclaircissements. C’est franchement déplorable.

Les employés de l’équipe seraient aussi en droit de recevoir des excuses. Les propriétaires ont laissé l’équipe et ses membres dans une situation qui aurait pu coûter à l’équipe plusieurs années de vache maigre, peut-être même jusqu’à mettre son existence en péril.

«Sauver quelques meubles»

Heureusement, et par miracle, les opérations football ont trouvé le moyen de «sauver quelques meubles», comme l’a mentionné en point de presse Danny Maciocia. 

Le club a signé au dernier instant, et seulement quand la LCF a pris le contrôle de l’équipe, les quarts Corey Fajardo et Caleb Evans.

Mais une chose est certaine, ni la famille Spiegel ni ses avocats, n’avaient à cœur l’avenir de la franchise des Alouettes, et n’ont pas eu la décence d’expliquer aux partisans ce qui en était.

Espérons que le choix du commissaire Randy Ambrosie sera meilleur cette fois-ci lors du processus de sélection des nouveaux propriétaires, car les derniers, quand tout a été dit, ont échoué lamentablement.

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