Alors que de nombreux criminels récidivistes ayant commis des crimes par arme à feu sont remis en liberté en attente de leur procès ou à l’occasion de d'une libération conditionnelle, des voix s’élèvent pour que l’on encadre mieux ces gens qui représentent des menaces significatives pour la sécurité publique.
C’est le cas d’un récidiviste qui a causé la mort d’un jeune policier en Ontario, alors qu’il était recherché pour avoir omis de se présenter à une séance de remise en liberté sous caution.
Pour les Associations ontarienne et canadienne des chefs de police, il est nécessaire que des mesures soient prises pour restructurer les conditions de remise en liberté dans les cas de violence par arme à feu.
En entretien avec l'animateur Louis Lacroix, Pierre Brochet, de l’Association des directeurs de police du Québec a commenté la décision des policiers québécois de soutenir, à leur tour, la demande de leurs collègues ontariens.
Pour le chef de police de la Ville de Laval, la mort de leur collègue ontarien est inacceptable puisqu'elle aurait facilement pu être évitée par une révision du processus de libération.
«Si tu utilises les armes à feu, que tu utilises la violence, on devrait te garder en prison jusqu’à ton procès. C’est un phénomène qu’on ne vit pas seulement qu'à Montréal et à Laval, c’est un phénomène canadien.»