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L'entraîneur John Herdman «doit aussi apprendre»

Dur lendemain de veille pour le Canada

Dur lendemain de veille pour le Canada
L'entraîneur du Canada, John Herdman / Photo La Presse Canadienne
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La Coupe du monde 2022 n’est vieille que d’une semaine et déjà le Canada est éliminé! Avec les succès connus par l’équipe lors des matchs de qualification, tous les espoirs étaient permis. Mais malheureusement, le Canada n’aurait pas pu faire un plus court tournoi que celui-ci.

Le match contre la Belgique a laissé des sentiments aigres-doux. Autant le Canada a perdu et, déjà se retrouvait dans le trouble, autant la performance inspirante nous donnait encore espoir.

Voici mon analyse de cette élimination rapide du Canada :

Un tempo très élevé

Dans le but de tenir tête aux Belges, le Canada a joué un style qui lui est propre, un jeu très ''up-tempo'': une façon de jouer efficace mais tellement épuisante. Le Canada utilise beaucoup les courses, le jeu physique et la vitesse. 

Lorsqu’une équipe joue une fois par semaine, ce style peut fonctionner, car les joueurs ont la chance de récupérer entre les matchs, mais dans un tournoi comme la Coupe du monde, où les équipes jouent aux 3-4 jours, ça devient très difficile.

On a vu par exemple qu’un vétéran comme Attiba Hutchinson avait de la difficulté à suivre contre la Croatie, lui qui avait aussi débuté le match face à la Belgique.

La Croatie a battu le Canada 4-1, sans trop forcer ou se fatiguer, optant pour un style où on prône le jeu de passe et la possession. De son côté, le Canada était brûlé au bout de 25 minutes, probablement à cause des énergies laissées sur le terrain lors du match précédent.

Le Canada n’est pas encore rendu au stade de pouvoir changer de style match après match, dépendant de la situation. Cette équipe n’a commencé qu’à véritablement se former lors des deux dernières années. Ça va prendre du temps. Mais l’avancement des joueurs canadiens dans les plus grandes ligues au monde aidera sûrement à ce niveau.

Un lendemain difficile

Il reste que le Canada espérait vraiment faire mieux, aucun point et seulement un but en deux matchs. L’équipe possède des joueurs qui normalement auraient dû leur permettre d'en faire plus.

Maintenant il reste toujours un match à jouer, contre le Maroc jeudi. Un match qui ne voudra rien dire pour le Canada. Même si ça s’avère un match de la Coupe du monde, il sera difficile pour cette équipe de se relever du niveau d’émotion extrême des deux premiers matchs.

Quel genre de performance offrira le Canada jeudi? Difficile à dire, mais une baisse de régime ne serait pas surprenante. L’équipe aura le moral dans les talons et peu importe le discourt de l’entraîneur John Herdman, il sera difficile de vaincre le Maroc, qui a très bien paru dans son dernier match.

Sans oublier qu’il faudra s’attendre à des changements. Herdman voudra sûrement donner des minutes à certains joueurs qui ont aidé le Canada à se qualifier pour la Coupe du monde, qui n’ont pas encore eu la chance de jouer comme Samuel Piette et Mark-Anthony Kaye. On pourrait même assister à un changement de gardien.

Un entraîneur qui doit aussi apprendre

John Herdman en était aussi à une première présence à la Coupe du monde masculine et des erreurs, il en a commis lui aussi. C’est un processus d’apprentissage aussi pour lui.

On peut penser à la décision de laisser Alphonso Davies tirer le penalty face à la Belgique, ses propos incendiaires envers la Croatie, et sa décision de demander à un joueur de 39 ans de débuter deux matchs de suite en l’espace de quelques jours.

À la Coupe du monde, personne ne peut se cacher, et pour la première fois depuis son arrivée en poste chez les hommes, Herdman voit certaines de ses décisions être critiquées. Et c’est normal ainsi.

Le prochain match pour le Canada aura lieu le 23 mars prochain face à Curaçao en Ligue des Nations. Il n’est pas impossible qu’un camp d’entrainement soit aussi organisé au mois de janvier prochain.

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