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5e partie

Essai à long terme de la Subaru Outback Wilderness 2022

Essai à long terme de la Subaru Outback Wilderness 2022
Subaru Outback Wilderness 2022
Auto123.com

Subaru Outback Wilderness 2022, avant

Cet été, nous vous proposons un examen en six parties de la toute nouvelle variante Wilderness de la Subaru Outback 2022. Aujourd'hui, la cinquième partie, alors qu’on se demande qui tient le volant, au juste…

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Tous les véhicules modernes sont bardés d’aides à la conduite. Le Outback Wilderness, malgré sa vocation de coureur des bois, ne fait pas exception.

Au cœur du bouclier électronique trône EyeSight. Comme Subaru n’aime pas faire comme tout le monde, son système utilise des caméras montées derrière le rétroviseur intérieur plutôt que enchâssées dans les pare-chocs. Le gros avantage : les yeux bioniques risquent moins souvent de devenir aveugles à cause des saletés et des intempéries.

La variante Wild (comme la Premier XT) possède en plus une caméra supplémentaire à l’avant dont la vision à presque 180 degrés sert à déceler les obstacles cachottiers.

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La Subaru Outback Wilderness 2022, sur la route

Alerte ! Alerte !
Une fois activé, EyeSight accomplit essentiellement la même chose que les systèmes de la compétition : garder le véhicule au centre de la voie en se fiant aux lignes tracées sur le pavé (quand elles sont visibles) ; freiner d’urgence s’il détecte une masse quelconque (un autre véhicule, un cycliste, un dromadaire, etc.) qui pourrait faire bobo ; avertir de l’arrivée imminente d’un trafic inopportun qui défoncerait les flancs ou l’arrière-train de notre bien-aimée Wild.

Bref, tous ces gestes exécutés par l’intelligence artificielle afin de nous éviter stress et désagréments.

Tout ça, EyeSight le fait, et même un peu trop. Le système adore multiplier les alertes sonores et visuelles. J’ai le malheur de frôler une ligne : bip ! Je recule : bip ! (alors qu’il me reste beaucoup d’espace). J’enclenche le régulateur de vitesse intelligent : la conduite semi-autonome et moi ne partageons pas la même définition de l’apex du virage, de sorte que l’auto tire à droite tandis que je préfère la gauche. Mon passager tarde à sangler sa ceinture de sécurité : la Wild émet un carillon dont le volume et la fébrilité enflent jusqu’à devenir insupportable.

Trois personnes à qui j’ai prêté le volant pendant quelques instants ont eu le même commentaire : « Coudon ! Elle peux-tu me laisser conduire au lieu de biper tout le temps ! »

Subaru Outback Wilderness 2022, volant

Devancer les Suédois
Depuis des lunes, Volvo se présente comme le champion de la sécurité routière. Hé bien, je crois que Subaru rêve de lui souffler sa couronne ! Pour y arriver, le constructeur met le paquet au chapitre des mesures préventives. Mais cet effort a besoin, à mon humble avis, d’être raffiné.

Grosso modo, le fonctionnement des assistants numériques est à l’image du système d’arrêt du moteur à un feu rouge. L’intention est louable : taire momentanément le moteur pour réduire la dépense en carburant et la pollution. Mais lorsque le Boxer de la Wild reprend vie, il le fait en tressautant et en grognant. La transition pourrait être plus fluide. C’est ce genre d’exécution frustre, un brin exagérée, qui enrobe l’opération des aides à la conduite du Outback Wilderness.

D’un autre côté, on peut facilement excuser la Wild d’afficher des manières moins délicates qu’une Lexus quand on n’oublie pas qu’elle a été conçue pour triompher des sentiers difficiles. On ne s’attend pas d’un bûcheron qu’il porte un tutu.

Par ailleurs, il faut savoir que toutes ces aides à la conduite se désactivent aisément à l’aide d’un interrupteur physique ou d’une icône tactile. Une désactivation de EyeSight que Subaru nous recommande de toute façon au moment de nous engager dans un lave-auto…

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Subaru Outback Wilderness 2022, écusson Outback

Y’en a d’autres
L’Outback Wilderness n’a pas droit à toutes les options. Je pense, entre autres, au système DriverFocus réservé aux versions Limited (pourtant moins cher que la Wild) et XT. Il dirige une caméra sur le visage du conducteur afin de prévenir les moments où la fatigue menacerait ses réactions. Si ses yeux se ferment, si sa tête se met à dodeliner, des alertes (bien sûr) se manifestent. Le message est clair : « Arrête-toi et prend une pause, quitte à ce que ça soit dans la chambre d’un motel ! »

Quand on y pense, il s’agit peut-être d’un gadget commandité par les associations touristiques nationales.

La majorité des décisions nous amène à pianoter le gros écran central de 11,6 po (7 po sur la livrée de base Commodité). Est-il pour autant facile à utiliser ? En fait, il déborde d’informations de toutes les couleurs. Quand je regarde cet écran, je pense aussitôt à Akihabara, le quartier techno de Tokyo où scintille en permanence une jungle de néons agressifs. L’affichage de la Wild rivalise avec les prismes d’un kaléidoscope.

De plus, certains chemins vers une commande précise ne sont pas toujours simples. Mais la solution réside dans le temps qu’on voudra bien consacrer à se familiariser avec toutes les possibilités de l’auto. Quitte – sacrilège ! – à se farcir le manuel du propriétaire.

Subaru Outback Wilderness 2022, trois quarts arrière

Pas de navigation GPS non plus (seulement encore une fois dans les Limited et XT). Sur le coup, ça m’a quelque peu choqué, compte tenu du prix de détail demandé (43 870$, incluant les frais de 1 875$). Puis mes fils m’ont conseillé d’être plus moderne. Qui a besoin d’une navigation intégrée quand il suffit de traîner avec soi son téléphone intelligent pour se faire guider là où on souhaite aller ?

Enfin, tant qu’à continuer à ronchonner, je dirais que la qualité de la chaîne audio m’a laissé sur ma faim. Une toune des Trois Accords ressemblait à un fouillis de notes (certains diront que le groupe pro-poutine sonne toujours comme ça). Au lieu des 6 haut-parleurs de la Wild, mon ouïe aurait apprécié le Harman Kardon à 12 haut-parleurs qui équipe les trois autres Outback tant choyées.

À moins que ça ne soit volontaire. Une stratégie pour souligner le caractère aventurier du modèle. En effet, dès qu’on se retrouve en forêt, on veut nous faire oublier la sono quelconque pour plutôt nous inciter à repérer le son de la chouette tachetée ou de l’orignal en rut.

La Subaru Outback Wilderness 2022, au bout du chemin

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