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«Personne ne va mourir de ça» -Pierre Fitzgibbon

«On ne peut pas avoir de certitude là-dessus» -Patrick Lagacé

«On ne peut pas avoir de certitude là-dessus» -Patrick Lagacé

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a déclaré, mercredi, que « personne n’allait mourir de ça » en parlant des 89 entreprises basées au Québec qui polluent au-delà des normes environnementales.

Le ministre a noté qu’il ne fallait pas appliquer le cas de la fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, aux autres entreprises (alumineries, minières, papetières) qui ont droit à une dérogation gouvernementale.

Les propos du ministre ont fait bondir l’animateur Patrick Lagacé.

« Je trouve consternant ce que le ministre Fitzgibbon a dit à propos des 89 entreprises à qui on permet au Québec de polluer plus que ce qui est permis par la loi.

« Il a dit, Monsieur Fitzgibbon, le ministre de l’Économie : « Personne ne va mourir de ça. ». La vérité, c’est bien simple, c’est qu’on ne peut pas avoir de certitude là-dessus.

« On ne sait pas quelle entreprise a le droit de polluer avec quel produit toxique, on ne sait pas quelle quantité de métaux lourds se retrouvent dans notre eau, dans notre air, dans la terre, gracieuseté de ces 89 entreprises qui peuvent être légalement délinquantes. Quand on le saura, on demandera aux scientifiques de nous éclairer. Pas au ministre de l’Économie. »

L’animateur note que l’artiste Richard Desjardins avait déjà dénoncé le problème à Rouyn-Noranda avec son documentaire Noranda, en 1984, et avec une chanson (Et j’ai couché dans mon char).

Il souligne que tous les partis politiques (libéraux, péquistes, caquistes) qui ont dirigé le Québec depuis des décennies sont au courant des problèmes de la Fonderie Horne, mais que rien ne se passe.

« Il n’y a rien qui se passe, parce que, disons-le, il ne faut pas entraver le commerce. C’est une vieille chanson, c’est une chanson qui est universelle, pas juste au Québec. La chanson du prétexte des jobs, comme raison, comme motif, comme passe-droit pour polluer et rendre le monde malade. »

Mais ce qui horripile le plus l’animateur, c’est le secret qui entoure toutes ces entreprises, à savoir, lesquelles polluent de telle ou telle façon. Et la Loi de l’accès à l'information n’aide en rien à ce sujet.

« Si tu ne sais pas la quantité de plomb, d’arsenic, de merde que l’usine à côté de chez vous rejette dans le sol, dans l’air, dans la terre, c’est dur de t’offusquer. Et là, on ne le sait pas. Et c’est ça que les gouvernements veulent: que l’on ne sache pas. »

On l’écoute…

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