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Conflit entre Soccer Canada et ses joueurs

Une gestion digne d'une «fédération des ligues mineures»

Une gestion digne d'une «fédération des ligues mineures»
Earl Cochrane et Nick Bontis, le président, de Soccer Canada
PC/Darryl Dyck

Des rencontres internationales amicales ont été annulées en raison d’un conflit entre Soccer Canada et les membres de l’équipe nationale.

Le Canada devait affronter le Panama, dimanche, lors d’un match amical en vue de la Coupe du monde de soccer qui aura lieu plus tard cette année. Les joueurs canadiens ont toutefois refusé de disputer la rencontre en raison d’enjeux liés à la rémunération et à la transparence de leur fédération.

Au micro de Jérémie Rainville aux Amateurs de sports, Jeremy Filosa démêle cette situation rocambolesque.

Ce dernier explique que pour la première fois, Soccer Canada voit de l’argent entrer dans ses coffres en raison de la qualification pour la Coupe du monde.

« Ce qu’on proposait au début, c’était environ 10 % pour les joueurs. Et eux réclamaient 40 % de la cagnotte totale, d’environ 10 millions de dollars. Les négociations n’ont pas progressé, les joueurs n’ont pas pratiqué, et dimanche, les joueurs ont fait annuler le match contre le Panama.

« C’est une situation épouvantable. On devait jouer contre l’Iran à Vancouver, mais à cause de raisons politiques, on a annulé ce match. À une semaine d’avis, tu arrives à convaincre le Panama de se déplacer. Ils s’en viennent, ils sont dans le stade, et là, on leur dit qu’il n’y aura pas de match. »

Selon Jeremy Filosa, la situation du soccer et sa popularité a évolué à la vitesse grand V depuis quelques années et Soccer Canada n’a pas suivi le rythme, notamment pour des choses aussi banales que de mettre en marché des maillots de l’équipe nationale pour les amateurs canadiens.

« On s’y est pris à la dernière minute. On ne pensait pas que la popularité de Soccer Canada exploserait de cette façon dans la dernière année. La réalité, c’est que Soccer Canada, ça a été géré comme une fédération des ligues mineures pendant des années.

« C’était un club de figurants. Si tu avais deux journalistes qui étaient là pour l’après-match, c’était beau. Là, tu es rendu avec 50 et 60 (journalistes)… »

Et les joueurs ne sont pas contents de l’entente de diffusion d’une durée de dix ans avec One Soccer qui donne peu de visibilité.

« Ils se sont peinturés dans le coin avec One Soccer. Il faut que ça prenne de l’ampleur, parce que tu es rendu dans les ligues majeures. »

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