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Contribution santé pour les non-vaccinés

Est-ce une bonne mesure?

Est-ce une bonne mesure?
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Getty Images Plus/melking
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Dans le but de mousser la vaccination contre la COVID-19, le gouvernement du Québec imposera des frais aux personnes non vaccinées. 

C’est le premier ministre François Legault qui en a fait l’annonce, mardi, lors de son point de presse. 

Selon le PM, la meilleure façon de passer à travers cette cinquième vague de coronavirus, c’est la vaccination. 

Et comme 10% de la population non vaccinée occupe 50% des lits aux soins intensifs, le gouvernement mettra bientôt de l’avant une «contribution santé» pour les non-vaccinés.

Pour ou contre cette mesure?

Évidemment, cette annonce a suscité beaucoup de réactions, autant de la part des auditeurs du 98,5 que des chroniqueurs et animateurs. 

«Je suis pour et je suis enthousiaste. Je l’aime. Quand le PM l’a annoncée, je me suis dit : ‘’Enfin!’’. Le gouvernement ne se mettra pas riche avec ça, mais ça envoie un message très fort en allant fouiller dans la poche des récalcitrants. C’est une très bonne idée. C’est simple, c’est clair, c’est net»

«Ça se peut que ça marche auprès de certains. Mettons que dans les 10% qui ne sont pas vaccinés, si on va en chercher 1% ou 2%. C’est déjà ça»

«Il y a un problème par contre. Il semble qu’un grand nombre de non-vaccinés sont des personnes qui vivent en marge de la société. Les sans-abris, les toxicomanes… et de ce nombre, beaucoup de ces gens ne paient pas d’impôts»

«J'ai hâte de voir à quel point c'est légal de faire ça. Avec la Loi canadienne sur la santé, la question devient politique. Est-ce qu'Ottawa va vouloir faire ce combat contre les vaccinos-récalcitrants? J'en doute. Et s'il y a une contestation judiciaire, ça risque de prendre des années»

«Mais la question demeure. Est-ce que le gouvernement Legault va serrer la vis aux vaccinos-récalcitrants, ce que réclame depuis longtemps les Québécois? Le PM arrive avec ça, ça sort du champs gauche. Le sérieux du gouvernement va dépendre du montant significatif exigé»

«Dans un monde idéal, on ne devrait pas avoir besoin d'une telle mesure pour se faire vacciner. Les bénéfices sur la santé devraient parler d'eux-mêmes. Maintenant, je suis content qu'on n'ait pas cédé à la tentation de les pénaliser en ne les soignant pas. Parce qu'ils se pénalisent déjà eux-mêmes en ne se faisant pas vacciner. Ils écopent d'une maladie qui les amène à l'hôpital. En économie de la santé, il y a toujours des conséquences à imposer une telle mesure. On peut imaginer que s'il faut payer parce qu'on n'est pas vacciné, c'est de l'argent qu'on n'a pas pour envoyer nos enfants faire du sport, acheter de la nourriture de meilleure qualité... peut-être que ça va créer d'autres problèmes»

«Je préférerais de loin une obligation vaccinale. Il y a moins de tataouinage. Tu te fais vacciner point final»

«On a déjà plein de taxes qui existent au niveau de la santé au Québec et ce n'est pas tout le monde qui paie: l'impôt, l'assurance médicament. Ce n'est pas nouveau. Maintenant, en fonction d'un comportement et non d'un revenu, c'est ça qui est spécial. Si le gouvernement fait ça, ce n'est pas pour remplir les coffres, c'est pour maintenir le filet social et pour maintenir le filet social, ça nous prend de l'adhésion. On a essayé l'éducation, l'information, la coercition. On a tout essayé et on est rendu à la dernière affaire: faire payer»

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