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Tokyo 2021

Deux entraîneurs biélorusses ont été expulsés par le CIO

Deux entraîneurs biélorusses ont été expulsés par le CIO
Krystsina Tsimanouskaya
AP/David Josek

TOKYO — Deux entraîneurs de la Biélorussie ont été expulsés des Jeux olympiques de Tokyo, vendredi, quatre jours après leur implication dans une tentative visant à renvoyer la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya dans leur pays.

Le Comité international olympique a annoncé avoir résilié et retiré les accréditations d’Artur Shimak et Yury Maisevich.

« Les deux entraîneurs ont été priés de quitter le village olympique sur le champ, et c’est ce qu’ils ont fait », a expliqué le CIO.

Cette mesure a été prise dans le cadre d’une enquête effectuée « dans l’intérêt du bien-être des athlètes », a ajouté le CIO.

Shimak et Maisevich ont continué d’avoir des contacts avec les athlètes de la Biélorussie depuis dimanche, soit le jour où le CIO les a liés avec un plan visant à faire voyager Tsimanouskaya dans une voiture en direction de l’aéroport pour la renvoyer dans leur pays.

Tsimanouskaya avait critiqué les entraîneurs sur les réseaux sociaux. Elle se trouve maintenant en Pologne, pays qui lui a fourni un visa humanitaire.

Le CIO a affirmé que Shimak et Maisevich « se verront offrir la possibilité de témoigner » devant la commission d’enquête qui examine cette cause.

Il n’a pas été possible de savoir si les deux hommes allaient demeurer au Japon ou s’ils rentreront en Biélorussie, un régime autoritaire de l’ancienne Union soviétique reconnu pour ses attaques contre ses opposants.

La Biélorussie est aux prises avec plusieurs scandales depuis un an, soit depuis que le président Alexandre Loukachenko s'est vu confier un sixième mandat à la tête du pays au terme d'une élection largement considérée comme truquée en sa faveur.

Loukachenko a également dirigé le Comité olympique biélorusse entre les années 1990 et cette année. Son fils, Viktor, a été élu pour le remplacer.

Le CIO a interdit aux deux hommes de se rendre aux Jeux olympiques de Tokyo à la suite d’une enquête. Des athlètes avaient rapporté avoir fait l'objet de représailles et d'intimidation lors d'une manifestation pacifique après l'élection.

Alexandre Loukachenko n'avait pas pu assister aux Jeux de Londres, en 2012, en raison d'une interdiction de visa imposée par l'Union européenne.

 

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