Aller au contenu
Père d’un fils adulte atteint de maladie mentale

«On a la peur au ventre»

«On a la peur au ventre»
Getty Images Plus/ dcdr

Quand il a appris qu’une tuerie se déroulait dans le Vieux-Québec samedi dernier, Richard Bousquet n’a pu faire autrement que d’avoir peur que ce soit son fils qui ait commis l’irréparable. 

Âgé de 29 ans, le fils de Richard Bousquet souffre de maladie mentale depuis plusieurs années. Alors qu’il était en état de crise, en juin dernier, il a menacé d’attaquer son père avec un couteau. Les policiers sont arrivés juste à temps.  

Quand M. Bousquet a entendu parler de la tuerie dans le Vieux-Québec, une grande tristesse s’est emparée de lui. Et si ç’avait été son fils qui avait commis ces gestes meurtriers?

Une lettre pour François Legault

Fort heureusement pour ce père de 62 ans, son fils n’est pas le présumé meurtrier.

Mais ce drame l’a incité à écrire une lettre au premier ministre du Québec, François Legault, comme le raconte la journaliste Mylène Moisan, du quotidien Le Soleil.  

«On a la peur au ventre. Mon fils est rendu avec un casier judiciaire parce que ç’a dérapé et on ne veut pas que ça se dirige vers ça. En tant que parents, on ne veut pas que nos enfants soient dans le trouble»

Mais selon M. Bousquet, de tels drames risquent de se reproduire en raison du manque cruel de ressources dans le réseau de la santé pour des patients gravement atteints de maladie mentale.   

«Il faut absolument qu’il y ait plus de ressources pour les jeunes qui ont de graves problèmes psychiatriques comme mon fils. Ça fait cinq ans que mon garçon est malade et j’essaie, par toutes sortes de façons, de trouver des ressources pour qu’il soit encadré dans un milieu sécuritaire. Mais ça n’existe pas au Québec ou très peu. Et il n’y pratiquement pas d’intervenants qui vont sur le terrain pour s’occuper de ces jeunes-là»

«Nous les parents, on est démunis. On se retrouve avec ces enfants malades et on est seuls. On est abandonnés par le système de santé actuel. On n’a pas de support. La santé mentale est sous-financée depuis de nombreuses années»

«Il faut travailler en amont, avant que les problèmes surviennent. Il ne faut pas attendre que ça explose»

Vous aimerez aussi

Plus avec Bernard Drainville

Une dame de Rimouski se ramasse avec un «dindon volant» dans son salon!
Le programme de vols régionaux à tarif fixe commence mercredi
CNN recommande fortement aux touristes de venir à Montréal
L’écoute en direct débutera à la suite de ce message publicitaire.
Puisqu'il faut se lever
En ondes jusqu’à 10:00
En direct
75