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Aide médicale à mourir : «Il faut respecter mon choix»

Aide médicale à mourir : «Il faut respecter mon choix»
Nicole Gladu
PC

Au micro de Bernard Drainville jeudi, Nicole Gladu a salué la décision de la juge Christine Baudoin qui a conclu que les critères «fin de vie» et «mort raisonnablement prévisible» des lois fédérales et québécoises concernant l'aide médicale à mourir sont inconstitutionnels.

Maintenant âgée de 74 ans, Nicole Gladu est l’une des deux personnes qui se sont battues pour faire reconnaître ce fait en Cour supérieure du Québec.

Madame Gladu est atteinte du syndrome post-polio - une maladie  dégénérative - depuis qu’elle a quatre ans.  

 

«C’est une maladie qui ne peut que s’aggraver, il n’y a pas de remède. Comme dans un escalier, on ne descend pas marche par marche, on déboule par palier. Et moi, je suis dans le sous-sol. J’essaie de vivre sans espoir en évitant le désespoir. Ça, c’est le plus gros défi»

Comme son corps est aussi très déformé par une scoliose, la dame âgée ressent énormément de souffrances.  

 

«Chaque respiration est un effort constant. Avec la déformation de mon corps, j’ai perdu l’équilibre. À l’intérieur de mon domicile, je me déplace avec un fauteuil motorisé et pour aller au bureau de mon avocat, je prends le transport adapté»

La décision de la juge Baudoin lui permet donc de recourir à l’aide médicale à mourir, et ce, même si le gouvernement provincial ou fédéral décidait d’en appeler du jugement.

«C’est un grand soulagement. On me demande quand je vais le faire. Là, je digère la décision, mais c’est une question de mois. Je veux avoir le temps de consulter mes grands amis»

«Il faut respecter mon choix»

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