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Grand Prix d’Espagne - Grosjean comme devant

Grand Prix d’Espagne - Grosjean comme devant
98,5 Sports

Oui, je sais, elle est facile, mais elle est inévitable.

Depuis le début de la saison, l’écurie Haas s’est positionnée comme « la meilleure des autres », c’est-à-dire la première écurie derrière l’inamovible Top 3 (Ferrari-Mercedes-Red Bull). Et pourtant, Romain Grosjean n’a toujours pas récolté le moindre point en cinq courses. Pour le pilote franco-suisse, il s’agit pourtant d’une occasion inespérée pour se mettre en valeur : à 32 ans, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour monter d’un cran en signant avec une écurie de pointe. On peut même parler de saison de la dernière chance.

Soit, l’écurie Haas porte l’entière responsabilité du fiasco de la course inaugurale, en Australie, où elle a elle-même torpillé les espoirs de ses deux pilotes en cafouillant lors de leurs arrêts aux puits, se privant ainsi de ce qui s’annonçait comme la meilleure récolte de points de sa courte histoire.  Mais lors de la course suivante, à Bahreïn, Grosjean a été invisible, se qualifiant 16e après une erreur de pilotage en Q1 et ne récoltant aucun point. Pendant ce temps, son coéquipier, Kevin Magnussen, terminait 5e après s’être qualifié 7e. Ouch.

En Chine, l’écurie américaine n’était pas du tout dans le coup mais Magnussen, encore une fois, a sauvé les meubles en grappillant un petit point, pendant que Grosjean se classait 17e après un autre week-end de misère.

Puis, arriva la pire chose qui pouvait arriver… En Azerbaïdjan, le pilote a donné une éclatante démonstration d’autosabotage en perdant le contrôle de sa voiture derrière la voiture de sécurité. À huit tours de la fin. Alors qu’il était sixième. Impardonnable.

Qualifié dixième (derrière Magnussen, 7e), Grosjean n’avait évidemment pas droit à l’erreur à Barcelone. Et pourtant, il a franchi une nouvelle étape dans son processus d’autodestruction en « échappant » sa monoplace dans le premier tour, entraînant deux autres voitures dans sa perte (et l’intervention de la voiture de sécurité).

La question n’est plus de savoir avec quelle écurie il poursuivra sa carrière l’année prochaine, mais plutôt si Haas va le garder jusqu’à la fin de la saison. Grosjean, faut-il le rappeler, était considéré comme un des pilotes les plus rapides de la F1, n’ayant pas encore atteint son plein potentiel, faute d’une monture à la hauteur de son talent. Il en a une cette année et il est en train de tout gâcher. C’est, disons-le, pathétique.

Magnussen, lui, a terminé 6e, marquant des points pour la troisième fois en cinq courses. N’en jetons plus, la cour est pleine.

Williams s’enfonce

Pour le reste, le Grand Prix d’Espagne a été tout sauf palpitant, conformément à la tradition. À part la gaffe de Grosjean et les enjeux stratégiques (i.e. la gestion des pneus), il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Sauf que cette fois, Hamilton n’a pas remporté une victoire de « quêteux » : auteur de la pole, il a mené du début à la fin, ou presque. Bref, Hamilton est redevenu Hamilton, pour le plus grand bénéfice de la F1 et de ses fans.

Cette cinquième course de la saison nous a aussi montré que Ferrari est encore capable de se battre elle-même. Il y a eu la bourde de Vettel lors de la relance, en Azerbaïdjan; cette fois, l’écurie s’est plantée dans sa stratégie de course avec Vettel, pendant que des ennuis mécaniques forçaient Raikkonen à l’abandon. Résultat : Lewis Hamilton est le leader du championnat, 17 points devant Sebastian Vettel, même si la Ferrari est, globalement, une meilleure voiture que la Mercedes.

Cela dit, la saison est encore jeune…

Elle s’annonce cependant longue et pénible pour Williams. Encore une fois, le parallèle entre cette écurie jadis glorieuse et notre équipe de hockey s’impose : dans un cas comme dans l’autre, on ne voit aucun signe d’amélioration tangible. En F1, cependant, les choses peuvent parfois changer rapidement : un nouveau moteur, un châssis réussi… Il ne faut cependant rien espérer de ce côté cette année : non seulement Williams n’est pas dans le coup pour être la meilleure des autres, mais elle semble avoir la pire voiture. Et ce n’est pas avec une paire de pilotes ayant un bagage technique aussi mince qu’elle pourra la faire progresser. Fans de Lance Stroll, faites tout de suite une croix sur la saison 2018.

Avec les déboires de l’Impact, des Alouettes et du CH, c’est franchement déprimant d’être un fan de sport à Montréal, ces jours-ci…

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