Le bras de fer entre le gouvernement Legault et les fédérations de médecins commence à avoir des effets concrets. Les doyens des quatre facultés de médecine ont confirmé lundi un retard de diplomation pour plus de la moitié des finissants.
La décision a été prise en raison de la suspension des stages dans la foulée du boycottage de l'enseignement par les médecins spécialistes et les médecins de famille.
Les impacts sur l'organisation des soins dans les milieux cliniques se feront sentir dès le 1er juillet prochain.
Écoutez le Dr Patrick Cossette, doyen de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, au micro de Philippe Cantin.
«On n'a plus de marge de manoeuvre. Ça fait plusieurs fois qu'on écrit aux parties prenantes, au ministre de l'Enseignement supérieur, au ministre de la Santé, aux fédérations médicales, pour leur faire part de nos inquiétudes. Maintenant, ces inquiétudes se sont avérées, on ne pourra pas diplômer à temps les futurs médecins.»
Il prévient que les impacts ne feront que s'aggraver tant et aussi longtemps que les moyens de pression se poursuivent.