Le désintérêt des Montréalais pour la campagne municipale atteint des sommets, à tel point que très peu de citoyens peuvent nommer les principaux candidats.
Ce désengagement s'explique, selon le chroniqueur Luc Ferrandez, par une conjoncture politique et financière particulièrement difficile.
D'abord, le poste d'élu municipal, et en particulier celui de conseiller, est très peu rémunéré, n'attirant donc que rarement des figures de renom.
Écoutez le chroniqueur Luc Ferrandez commenter la campagne électorale municipale à Montréal, au micro de Patrick Lagacé vendredi.
Le problème de fond réside aussi dans la nature même du travail à l'Hôtel de Ville. Le maire ou la mairesse de Montréal est avant tout un «opérateur» qui gère des opérations et non un législateur qui crée de nouvelles lois.
«Quand tu es maire, tu fais des opérations, tu ne fais pas des lois. Quand tu es au gouvernement du Québec ou du Canada, tu es un législateur. Tu développes de nouvelles lois. Quand tu es au municipal, tu gères des opérations, de la neige, du gazon, de la construction.»