Annick Brazeau, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, explique l’augmentation des poursuites croisées où des conjoints violents contre-attaquent légalement leurs victimes.
Elle souligne l’importance de documenter l’historique de violence, y compris le contrôle coercitif, et la nécessité de former policiers et procureurs, comme recommandé par le DPCP.
Écoutez-la expliquer le tout, lundi, à La commission, avec Luc Ferrandez.
Annick Brazeau note une hausse des demandes d’aide, notamment chez les femmes immigrantes, et rappelle que les maisons pour femmes victimes de violence conjugale offrent aussi des services externes gratuits, adaptés aux besoins variés des victimes.
«La violence conjugale, c'est quoi? En fait? C'est qu'il y a une domination, c'est qu'il y a un contrôle sur une conjointe. Donc il faut aller au delà de l'événement qui s'est passé. Il faut creuser un petit peu plus pour voir ce qui se passait avant. Est-ce qu'il y a eu d'autres événements? Est-ce que la victime elle a eu peur? C'est du contrôle coercitif qui est présent. Donc ça c'est important vraiment de mieux le documenter au niveau des policiers, de le questionner plus pour bien comprendre qui est le vrai agresseur entre les deux.»