Ottawa a annoncé jeudi la fin de la livraison à domicile pour Postes Canada. Comment les autres juridictions gèrent leur société d'État ailleurs dans le monde?
Invité à réagir, le professeur de droit et de gestion Gilles Levasseur a pointé la lourdeur administrative. « Il faut qu’il y ait du ménage dans les opérations et ensuite du ménage dans la gouvernance et l’administration de la boîte », a-t-il déclaré.
Selon lui, des salaires trop élevés et un ratio « un cadre pour cinq employés » minent la rentabilité.
Écoutez Me Gilles Levasseur, professeur de gestion et de droit à l’Université d’Ottawa, commenter la crise qui secoue Postes Canada, vendredi, au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
Des exemples européens montrent la voie. « Le Danemark, à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, va avoir totalement terminé toute la question de la livraison du courrier, c’est fini. Tout doit être sur la forme digitale », a-t-il expliqué.
« Au Danemark, envoyer une lettre en 2025, c'est minimum 3$. Donc, c'est pour ça que les gens sont allés vers des systèmes électroniques digitalisés, pour être capables de couper les coûts. »