Un dossier publié par La Presse mardi matin révèle que 500 enfants ont été blessés par des véhicules aux abords des écoles du Québec au cours des 5 dernières années.
Cela représente l’équivalent de deux élèves heurtés chaque semaine, un chiffre qui frappe l’imaginaire et soulève des inquiétudes sur la sécurité des déplacements scolaires.
Quelle solution pour endiguer le problème?
«Il y a beaucoup de gens qui vont peut-être sursauter, mais le plus évident, c'est la réduction du nombre d'automobiles autour des écoles», souligne Marie-Soleil Cloutier, professeure titulaire à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et directrice du laboratoire Piétons et Espace urbains.
À court terme, des mesures comme l’installation de dos d’âne, l’ajout d’avancées de trottoirs et la réduction de la vitesse autour des écoles primaires montrent déjà leur efficacité.
Écoutez Marie-Soleil Cloutier, la directrice du laboratoire Piétons et Espace urbains, énumérer les mesures à prendre, mardi, au micro de Patrick Lagacé.
«C'est notre grand enjeu de la prochaine décennie, potentiellement même pour des questions environnementales. On aimerait bien réduire le nombre de véhicules sur nos routes. Mais l'enjeu qu'on a, c'est justement de briser peut-être ce moule-là. Parce que même à proximité de l'école, les parents ne vont pas laisser marcher leurs enfants parce qu'ils ont peur.»