Il y a une montée de la criminalité juvénile, notamment à propos d'incendies et d'extorsions commis par des jeunes recrutés via Internet, sans lien direct avec des groupes criminels.
Le processus traditionnel de criminalisation est court-circuité, rendant la prévention difficile et élargissant le bassin de jeunes impliqués.
Écoutez le chroniqueur Luc Ferrandez qui parle de la nouvelle réalité du monde criminel, à l'émission de Patrick Lagacé.
«Cette espèce de trappe - dans laquelle le jeune était pogné, où il faisait des petits deals, puis tranquillement il mettait la main dans l'engrenage - est modifiée. Là, il répond simplement à une demande sur le Web: ''Veux-tu aller cris*** le feu quelque part? Puis, il dit oui pour 1000 piastres, disons, je ne connais pas les prix. Avant, on avait le temps de le voir, le jeune, dans son processus de criminalisation. Maintenant, rien du tout. [...] C'est la conséquence d'une montée d'un sentiment anti-social.»