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Médecins formés au Québec

«Ce que nous proposons, c'est de cesser l'expansion du privé en santé»

«Ce que nous proposons, c'est de cesser l'expansion du privé en santé»
Le Québec maintenant / Cogeco Média

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, veut obliger les médecins formés au Québec à pratiquer dans le réseau public de santé dans la province pendant quelques années, avant de se tourner vers le privé ou vers d’autres provinces ou pays. 

Le Collège de médecins est aussi préoccupé par l’exode de ses membres. 


Écoutez le Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins du Québec, en parler avec l'animateur Philippe Cantin.


Le Dr Mauril est d'ailleurs en accord, sur le fond, avec le ministre de la Santé.

«Ça fait partie des principes directeurs qu'on a publicisés ce matin, dit-il. C'est un élément. C'est une piste de solution. On est d'accord pour regarder ça. On n'est pas au courant des modalités. C'est une chose que je n'avais pas discutée avec lui auparavant. Je ne savais pas non plus qu'il sortirait ça, hier. Et nous, c'était prévu déjà qu'on sortirait nos principes directeurs ce matin.»

«Ce que nous proposons, c'est de cesser l'expansion du privé en santé, de faire une pause pour voir comment on pourrait mieux encadrer par le système public ce qui se fait dans le système privé. Et on fait appel à la responsabilité sociale de la communauté médicale pour mieux répondre aux besoins des communautés à desservir. Et ça, ce qu'il présente, ça peut être vu comme une atteinte à la liberté, à la liberté de pratique. Mais pour nous, c'est plus une question de responsabilité que de liberté.»

Le Dr Mauril Gaudreault

«La littérature scientifique a dit que le financement privé du système de santé n'améliore pas l'accès des pays. Il y a des études un peu partout dans le monde qui ont démontré ça, y compris dans les autres provinces canadiennes. Donc, faisons une pause pour ce qui est du privé en santé et de son expansion et regardons mieux comment on pourrait améliorer ce qui se fait maintenant. On ne parle pas de complètement éliminer le privé. Le privé, à condition que ce soit payé à 100 % par nos impôts, on est d'accord avec cela. On n'est pas d'accord avec une médecine à deux vitesses qui ferait en sorte que vous sortez de l'argent de votre poche pour être traité ou soigné.»

Cela dit, le médecin estime qu'il y a déjà des atteintes «relatives» à la liberté dans une foule de domaines: liberté d'installation et liberté de pratique, notamment.

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