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«Certaines personnes font du millage sur les erreurs de départ des médias»

«Certaines personnes font du millage sur les erreurs de départ des médias»
Même le week-end / Cogeco Média

Trois ans se sont écoulés depuis la découverte de 215 sépultures anonymes d’enfants autochtones à Kamloops, et à ce jour, aucun corps n’a été exhumé. La nouvelle a aussi été rapportée de façon inexacte par les médias de partout dans le monde, ce qui a poussé certaines personnes à conclure qu'il s'agissait d'un mensonge de toute part et qu’il n’y a pas de preuves tangibles de ces horreurs. 

Alors que les communautés autochtones débattent toujours sur la décision d'exhumer ou non les corps, la journaliste Isabelle Hachey qui a fait le point sur la situation dans son article Le grand malentendu, paru dimanche dans La Presse, en discute au micro d'Élisabeth Crête. 

La journaliste commence par expliquer comment des faits inexacts diffusés par les médias sont à l'origine de ce scepticisme et du malentendu ayant suivi cette nouvelle. 

«Le New York Times avait sorti une manchette, qui est toujours en ligne, qui parle de fosses communes. Il y a d'autres médias qui ont employé ce mot-là. Plusieurs personnes qui ont pensé que des religieux avaient tué volontairement des enfants et qu'ils les avaient jetés dans des fosses communes la nuit. Donc ça, c'est le malentendu de départ, qui persiste encore trois ans plus tard. Mais je pense aussi qu'il y a certaines personnes qui font du millage sur ces erreurs de départ et qui insistent beaucoup là-dessus en disant “Voyez, c'est une fausse nouvelle “, en passant sous silence tout le reste qui est la réalité. Il y a de nombreux cas d'enfants qui n’ont jamais été retournés à leur famille, à leur communauté.»

La journaliste se penche aussi sur les disparités d'opinion au sein des communautés autochtones sur le choix ou non d'exhumer les corps des enfants retrouvés ou qui pourraient l'être éventuellement. 

«lI y a une certaine frilosité, étant donné cette espèce de négationnisme des pensionnats assez virulent dans l'Ouest canadien, et parce que certaines communautés veulent faire ça entre elles. Ils n'ont pas nécessairement besoin d'avoir les projecteurs sur eux. À Kamloops, ils n'étaient absolument pas prêts à ça puis ça les a beaucoup déstabilisés.»

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