La nomination d'un unilingue à la barre du CH fait jaser
QUÉBEC - La ministre de la Culture Christine St-Pierre a condamné à son tour, lundi, la nomination d'un entraîneur-chef unilingue anglophone à la barre du Canadien de Montréal.
On en parle en ondes :
Mme St-Pierre a dit souhaiter que la direction du club corrige rapidement le tir par respect pour les partisans de l'équipe. « Bien plus qu'une simple équipe de hockey, le Canadien est une institution » et à ce titre, il doit pouvoir communiquer dans la langue de l'immense majorité de ses fans québécois, a soutenu la ministre responsable de la Charte de la langue française, dans un entretien accordé à La Presse Canadienne. Mme St-Pierre joint sa voix à celles de plusieurs groupes, comme Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste, qui ont dénoncé l'unilinguisme du nouvel entraîneur-chef de la Sainte-Flanelle, Randy Cunneyworth. L'entraîneur-chef jouit d'une visibilité immense dans les médias québécois et il est de la responsabilité de l'équipe de s'assurer qu'il puisse s'exprimer en français, selon la ministre. Amatrice de hockey, partisane du Canadien, la ministre a invité la direction de l'équipe à saisir le message de désapprobation qui lui est envoyé. Randy Cunneyworth est le premier entraîneur-chef du Canadien unilingue anglophone depuis Al McNeil en 1970-71.



