Un manifestant accusé de terrorisme
(Cogeco Nouvelles) - Un des 13 manifestants arrêtés mardi lors de la manifestation étudiante a comparu mercredi après-midi au Palais de justice de Montréal et été accusé d'incitation de faire craindre à des actes terroristes.
On en parle en ondes :
Denis-Marc Pelletier a été arrêté par les autorités policières alors qu'il marchait avec d'autres étudiants. Lors de son arrestation, l'homme de 29 ans avait en sa possession du matériel explosif et incendiaire.
C'est ce qu'a appris le journaliste du 98,5 fm, Philippe Bonneville, mercredi.
Toutefois, les accusations reliées à des actes terroristes ne sont pas en lien avec la manifestation, mais plutôt avec des propos qu'il a tenus sur son compte Facebook.
Sur son compte Facebook, Pelletier tient des propos misogynes et antisémites. Il fait référence à Richard Bain (attentat au Metropolis), Kimveer Gill (fusillade du Collège Dawson), Denis Lortie (fusillade à l’Assemblée nationale), Luka Rocco Magnotta et Hitler. Il qualifie ses gestes de «terrorisme 2.0».
L’homme de Pointe-Aux-Trembles écrit entre autres qu’il mettra des explosifs dans des haut-parleurs lors d’un concert où des milliers de personnes seront dans l’assistance. Il fait référence à un camion piégé. Il se décrit comme un soldat moderne et indique: «Je n’ai rien à perdre, attendez de voir ce qui va se passer».
Dans ses galeries de photos, on y retrouve des photos assez macabres de lui avec le visage maquillé qui simule une personne mutilée. Il y a aussi des photos de ce qui semble du matériel explosif ainsi que de nombreux clichés de Cédrika Provencher.
Dans la mire des policiers
Selon le journaliste Philippe Bonneville, la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont collaboré durant cette enquête et avaient l’homme de 29 ans dans leur mire depuis quelque temps. À l’aide d’experts informatiques, les autorités policières ont été en mesure de le retracer, mardi, à la manifestation étudiante.
Denis-Marc Pelletier fait donc face à des accusations criminelles sévères, notamment de menaces de mort, de possession de matériel explosif et incendiaire, de bris de probation ainsi que d'incitation de faire craindre à des actes terroristes.
Lors de sa comparution au Palais de justice de Montréal mercredi après-midi, Denis-Marc Pelletier – un grand maigre vêtu d’un t-shirt noir – a plaidé non coupable aux différents chefs d’accusation. Il devra revenir en cour jeudi matin afin de tenter de recouvrer sa liberté.








