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Une bactérie «mangeuse de pétrole» étudiée à l'INRS

Une bactérie «mangeuse de pétrole» étudiée à l'INRS
Photo: archives AP/Eric Ga

En juin 2010, un travailleur tente d'aspirer le pétrole qui se trouve à la surface de l'eau, à la suite de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisianne.

Découverte québécoise: une bactérie «mangeuse de pétrole» pour dépolluer des terrains et des eaux contaminés.

il y a 4 mois

Très bonne nouvelle : une bactérie « mangeuse de pétrole » pourrait nettoyer nos terrains et nappes phréatiques contaminés ainsi que lutter contre les marées noires causées par l’Homme.

«C’est une bactérie qui existe dans la nature, a expliqué d’entrée de jeu notre collaborateur Martin Carli, docteur en science neurologique, animateur et vulgarisateur. On la retrouve dans tous les océans de la planète. On la connaît depuis environ une dizaine d’années. On connaît même son code génétique.»

«Elle est capable de dégrader à peu près tous les dérivés du pétrole, a-t-il ajouté. Voilà pourquoi le pétrole disparaît graduellement dans la nature. Elle métabolise les hydrocarbures et nous rend ainsi service.»

Cette bactérie s’appelle Alcanivorax borkumensis (eo encore A. borkumensis).

Les vertus de cette bactérie ont été récemment étudiées par l'équipe de Satinder Kaur Brar, de l'Institut national de recherche scientifique, à Québec (INRS).

La bactérie produit en fait un véritable arsenal d’enzymes qui dégradent à peu près tous les composés que l’on trouve dans les hydrocarbures.

Ce processus de «biotraitement» permet donc de casser certaines molécules toxiques présentes dans les hydrocarbures et les transformer en des substances moins nuisibles.

Stocker les enzymes

En laboratoire, l’équipe a réalisé que les enzymes pourraient suivre le fil de l’eau souterraine.

Elles pourraient aussi s’attaquer à différents sols contaminés par des hydrocarbures, dont les composés pourraient être détruits jusqu’à 80 %.

Éventuellement, les chercheurs de l’INRS aimeraient stocker ces enzymes pour les déployer rapidement au besoin.

D’ici là, ils vont encapsuler les enzymes pour les injecter dans la terre, en terrain naturel, afin de confirmer qu’elles sont efficaces dans la lutte contre les hydrocarbures.

On pourrait éventuellement les entreposer dans de grands réservoirs afin de les utiliser à la suite d’incidents en mer ou encore après différents désastres terrestres. 

Depuis quelques années, cette bactérie est connue pour son étrange appétit. 

Les autorités chinoises, par exemple, ont utilisé plus de 20 tonnes d'une bactérie «mangeuse de pétrole» pour lutter contre une marée noire en mer Jaune, qui avait été causée par l'explosion d'un oléoduc suivie d'un incendie.

Cette biotechnologie pour résoudre un problème de pollution de l'environnement sera-t-elle paufinée adéquatement par l'équipe de l'INRS ?

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avec Jacques Fabi

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