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Beterbiev et son ancienne agente sont loin d’une entente

Beterbiev et son ancienne agente sont loin d’une entente
Photo: archives La Presse canadienne

Les derniers arguments des avocats d’Artur Beterbiev et de son ancienne agente Anna Reva ont été livrés au palais de justice de Montréal, jeudi. Cette dernière poursuit le champion du monde pour une somme de 376 800 $, à la suite d’une rupture de contrat.

Lors de l’arrivée du Russe à Montéal, Reva a pris le boxeur sous son aile. Beterbiev n’avait aucun argent pour se débrouiller, mais il était bourré de talent… Reva s’est occupé de payer les factures du boxeur et celles de sa conjointe, en attendant que le jeune phénomène puisse commencer à empocher des revenus substantiels.

Les deux parties se sont liées contractuellement pour une période de 8 ans, ne sachant pas, de part et d’autre, qu’un règlement existait à l’effet qu’un boxeur et un agent ne peuvent se lier pour plus de de trois ans à la fois. Cette norme provient de la Régie des alcools, des courses et des jeux du gouvernement du Québec.

Les paramètres du contrat ont été établis tenant compte de sa durée. Plus simplement dit, le gros du fardeau financier des premières années du contrat reposerait sur les épaules de l’agente. Si les performances du boxeur atteignaient les sommets anticipés, ces sommes finiraient par se rembourser d’elles-mêmes dans les années les plus tardives du contrat.

Reva a donc payé pour le loyer de son boxeur, la nourriture dont il avait besoin, les frais qui venaient avec la venue de sa conjointe, et plusieurs autres dépenses quotidiennes. Reva a même grandement aidé le couple financièrement lors de la naissance de leur bébé. En plus, elle lui versait un salaire annuel de 100 000 $.

Bris de contrat

Malgré ceci, Beterbiev a brisé son contrat avec Reva au bout de trois ans, dans le but de se joindre à l’équipe du puissant agent américain Al Haymon. Il a indiqué sous serment qu’il avait tout simplement perdu confiance en elle.

Pour cette raison, l’avocat de Reva, maître Carmine Marcadante, a argumenté que l’association entre Reva et Beterbiev dépassait largement le rôle de simple gérante, étant donné les énormes sommes déboursées. Normalement, un agent est là pour négocier les contrats de son boxeur, un point c’est tout. Aux yeux des poursuivants, les règles de la régie ne devraient pas s’appliquer dans ce type de situation.

De son côté, le défendant ne s’est pas gêné pour dire qu’il n’avait jamais demandé à Reva d’aider le couple lors de la naissance de leur petite. Reva a admis qu’elle avait décidé, de bon cœur, d’aider sa conjointe dans ce moment de grand besoin. Elle sentait que c’était la seule chose humaine à faire...

Par ailleurs, Beterbiev s’est aussi placé dans l’embarras, témoignant que s’il avait été gravement blessé, il se serait attendu à ce que son agente continue de payer son salaire de 100 000 $, et ce pour la totalité des huit ans de contrat.

La défense a tenté de trouver des raisons légales rendant la cause de madame Reva non valide. Entre autres, il a indiqué qu’étant donné que les sommes étaient souvent versées via l’entreprise de la gérante, que ces montants devenaient non admissibles.

Maitre Karim Renno est même allé jusqu’à indiquer que madame Reva avait probablement agi de bon cœur dans toute cette histoire, mais que légalement ce n’était pas la responsabilité du juge d’exiger un remboursement de la part de son client.

Renno a aussi affirmé que Reva poursuivait Beterbiev par vengeance.

Si le juge acceptait les arguments de Reva, cela viendrait selon lui à créer un précédent dans le domaine de la boxe et des relations agents/boxeurs.

En fait, selon Renno, il n’y aurait que 18 000 $ de reçus, prouvant que des montants provenaient directement et véritablement de la poche de madame Reva.

La défense offre donc 3000 $ à la plaignante et rien de plus.

Plusieurs témoins

Plusieurs personnes gravitant dans le monde de la boxe sont passées par le banc des témoins, dont le promoteur Yvon Michel et l’entraineur Marc Ramsey.

Même si le juge a fortement suggéré aux deux côtés d’en venir à une entente à l’amiable, il ne semble pas qu’une négociation de dernière minute viendra résoudre le conflit.

Le juge a jusqu’à six mois pour rendre sa décision. Mais, les avocats s’attendent à un jugement qui pourrait venir aussi tôt que ce printemps.

Notons qu’en mai, Beterbiev devra à nouveau se présenter devant le juge, à cause d’un autre litige de rupture de contrat, cette fois avec le promoteur Yvon Michel.

Drainville PM

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Drainville PM

avec Bernard Drainville

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