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Commotions cérébrales : trop d’athlètes encore dans le déni

Commotions cérébrales : trop d’athlètes encore dans le déni AP Photo/Eric Christian Smith

La science a fait des avancées importantes au sujet des commotions cérébrales mais trop d’athlètes refusent encore d’en reconnaître les symptômes et retournent dans l’action beaucoup trop vite.

Le docteur Scott Delaney, spécialiste en médecine sportive de l’Université McGill, a réalisé une étude auprès de 450 joueurs de la Ligue canadienne de football (LCF).

L’étude, faite dans l’anonymat, révéle que parmi les 23% des joueurs qui croyaient avoir fait une commotion cérébrale en 2015,  80,1% d’entre eux n’ont jamais cherché à recevoir des traitements ou à faire un quelconque suivi médical.

Le docteur Delaney estime qui si on parlait de blessure au cerveau plutôt que de commotion cérébrale, les joueurs seraient peut-être plus enclins à admettre qu’ils en ont souffert.  

Le docteur Dave Ellemberg, de l’Université de Montréal, spécialiste des commotions cérébrales, et Bruno Heppell ancien joueur de la LCF et collaborateur football au 98,5 Sports, ont réagi aux conclusions de l’étude avec Mario Langlois aux Amateurs de sports, mardi en début de soirée.

«Je me disais peut-être qu’en 2015 avec ce que l’on connaît, ça se serait modifié, mais la réalité c’est que ça semble encore quelque chose qu’on tente en tant que joueurs de cacher, déplore l’ancien #33 des Alouettes.»

Heppell a rappelé qu’à son premier camp d’entraînement avec les Alouettes en 1997 il a subi une commotion en frappant durement un adversaire.

«Tout le monde me félicitait pour le beau jeu, s’est-il souvenu. Je m’en retourne au banc et il y avait des parties de mon champ de vision qui manquaient. Je me suis dit : je vais attendre que ça passe, et je n’en ai jamais parlé.»

De retour à sa chambre après le dîner, Heppell a vomi, souffrant de violents maux de tête.

«Avec ce que je sais aujourd’hui, c’est sûr que je l’aurais dit, admet Heppel. Mais dans ce temps-là je me disais que ça allait passer. Je savais que j'avais une commotion, j’ai décidé de ne pas le dire.»

Aujourd’hui, Heppell met en garde son fils contre ce genre d’attitude.

Le docteur Ellemberg n’est pas surpris des résultats de l’étude de son collègue, pas plus que de l’expérience racontée par Bruno Heppell.

«Dans son étude, le docteur Delaney documente clairement que les athlètes connaissent les commotions cérébrales, reconnaissent les symptômes et savent aussi que c’est grave, a-t-il témoigné. Mais malgré cela on en a 80% qui vont cacher leurs symptômes.»

Selon Dave Ellemberg, il est clair que le message ne passe pas encore auprès des athlètes. Il souligne que dans une étude précédente du docteur Delaney on retrouvait le même phénomène de déni chez les athlètes étudiants, chez les plus jeunes.

«Tant chez les amateurs que chez les professionnels, on cache encore les commotions cérébrales, affirme-t-il.»

Ce qui est encore plus alarmant c’est que seulement 6% des joueurs qui ont reconnu avoir eu des symptômes de commotion ont suivi des traitements.

 

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