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«Une habile manipulation politique» - Jean-Luc Brassard

«Une habile manipulation politique» - Jean-Luc Brassard
Photo AP

Le président du CIO Thomas Bach

Olympisme: l'ancien chef de mission de la délégation canadienne, Jean-Luc Brassard, analyse la sanction du CIO envers la Russie

il y a 8 jours

En surface, le Comité international olympique a sauvé la face en bannissant la Russie des Jeux olympiques d’hiver de 2018… sans toutefois bannir ses athlètes.

Jean-Luc Brassard, le médaillé d’or de ski de bosses des JO de Lillehammer en 1994, n’est pas dupe une seconde. En entrevue avec Mario Langlois aux Amateurs de sports, il explique sa position.

« C’était le truc minimum à faire, souligne le Québécois. Je cite Le Monde : « Le CIO bannit la Russie, mais accueille ses athlètes. » C’est, selon moi, une habile manipulation politique. Une des raisons, c’est sans doute une espèce d’amitié ou de complicité entre le président (Vladimir) Poutine et le président (Tomas) Bach (du CIO).

Brassard estime que « les incriminations contre la Russie étaient flagrantes » dans le rapport McClaren qui a souligné à gros traits les trucages des tests antidopage lors des Jeux olympiques de Sotchi, en Russie. Et Brassard pense que le président du CIO s’est dédouané dans ce dossier.

« Ce qui a trouvé de mieux à faire, c’est de laisser les fédérations (sportives) décider qui doit aller aux Jeux ou non. Quand on parle de leadership, ça, c’était vraiment une leçon 101… »

L’ex-skieur note au passage la défection du chef du laboratoire antidopage russe aux États-Unis et l’assassinat en Russie des numéros 2 et 3 de ce même laboratoire.

« Le CIO est bien content d’avoir les dollars de NBC, note Brassard, mais ils ne sont pas trop contents de voir les Nord-Américains trop s’infiltrer dans la manière de fonctionner du comité international, à Lausanne, près du lac Léman. »

Et Brassard ne donne pas le bénéfice du doute aux athlètes russes qui n’ont jamais été convaincu de dopage.

« On dit, les pauvres petits athlètes russes… Mais chaque fois que des athlètes russes ont volé des positions, dont des podiums et des médailles, ce sont nos pauvres petits athlètes canadiens et les autres qui sont demeurés dans l’anonymat à cause de tricheurs.

« J’aurais voulu une décision plus sentie et obligée de la part de cette organisation en perte de vitesse. C’est une marque de commerce qui perd beaucoup de plumes. »

 

Écoutez l’entrevue intégrale…

 

 


Puisqu'il faut se lever

avec Paul Arcand

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