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L’enquête sur les femmes autochtones s’ouvre sur un témoignage bouleversant

L’enquête sur les femmes autochtones s’ouvre sur un témoignage bouleversant
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Autochtones: plus de 70 personnes vont d’ailleurs témoigner cette semaine à Montréal et raconter les horreurs subies au cours des dernières décennies...

il y a 3 mois

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées débutait lundi son étape montréalaise à l’Hôtel Bonaventure.

L’enquête a pour but de découvrir et honorer la vérité concernant les dizaines de disparitions et d’assassinats qui n’ont jamais été résolues ou dont les enquêtes ont été bâclées.

Les quatre commissaires entendront cette semaine plus de 70 témoignages concernant les horreurs vécues par les victimes et leurs proches.

Philippe Bonneville, journaliste à Cogeco Nouvelles, était sur place lundi matin pour l’ouverture de la session montréalaise. Il était avec Bernard Drainville à Drainville PM, lundi midi.

«La plupart de ces témoignages seront carrément bouleversants, a rapporté Bonneville. Cela a commencé ce matin avec celui d’une femme dont la sœur a été retrouvée morte après plusieurs semaines de disparition. À son avis l’enquête policière a été bâclée.»

La dame estime que les forces policières n’ont pas pris au sérieux les témoignages des membres de sa famille dans les années 1980. Son témoignage était entrecoupé de lourds sanglots et de pleurs.

«Cette femme-là a vécu des moments horribles, notamment en se rendant sur les lieux où le cadavre de sa sœur a été découvert en pleine forêt, relate le journaliste. C’est un témoignage à glacer le sang.»

La femme d’origine mohawk a aussi parlé des conséquences des abus d’alcool, des agressions sexuelles sur le territoire autochtone où elle a longuement habité.

En raison de la teneur des témoignages, la plupart auront lieu à huis clos dans une autre salle.

«Les proches de ces victimes, disparues ou assassinées, sont incapables de s’exprimer publiquement tellement la douleur est encore vive, même quand les évènements se sont déroulés il y a de nombreuses années, a expliqué Bonneville.» 

Contrairement aux commissions d’enquête habituelles, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées se fait dans un décorum tout à fait différent.

Il n’y a pas de bureaux  ou de lutrins, ni d’interrogatoires serrés avec des questions à répétition de la part d’avocats. Il n’y a d’ailleurs pas d’avocats.

«Les commissaires sont assis tout près l’un de l’autre, il y a des chandelles, de nombreux symboles autochtones, plusieurs objets, plusieurs messages au sol, explique Philippe Bonneville. L’objectif est de comprendre comment et pourquoi tous ces gestes horribles ont été commis à l’endroit de ces femmes.»

La plupart des témoignages qui seront reçus à Montréal concernent des disparitions ou des meurtres qui ont eu lieu sur le territoire québécois.

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées est en cours depuis 9 mois et les commissaires ont recueilli jusqu’à 800 témoignages dans toutes les provinces canadiennes.  

Drainville PM

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Drainville PM

avec Bernard Drainville

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