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Les mairesses du Québec plus souvent victimes d'intimidation et harcèlement

Les mairesses du Québec plus souvent victimes d'intimidation et harcèlement
PC

Valérie Plante est devenue mairesse de Montréal en novembre 2017

Le harcèlement, la discrimination et l'intimidation sont bien plus souvent le quotidien des mairesses que des maires.

C'est ce que révèle un sondage mené au cours des derniers mois par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) auprès de 679 élus municipaux, hommes et femmes, et rendu public jeudi, dans le cadre de la commission parlementaire qui se penche sur la place des femmes en politique.

Ce coup de sonde laisse clairement entendre qu'il reste bien du travail à faire pour que le palier municipal se montre plus accueillant envers les femmes, obligées de subir jour après jour des situations pénibles dans leur travail à l'hôtel de ville.

Le problème aurait pris une telle ampleur que la FQM sent le besoin d'appeler Québec à la rescousse. La fédération demande au gouvernement Couillard de créer une structure destinée à recevoir les plaintes des élus municipaux, hommes et femmes, mais surtout des femmes beaucoup plus nombreuses à subir des violences psychologiques dans l'exercice de leurs fonctions, selon les résultats du sondage.

«Les problèmes d'exclusion, de discrimination, de harcèlement et d'intimidation affectent toujours beaucoup plus les femmes», a déploré la porte-parole de la FQM et mairesse suppléante de Saint-Casimir, Danielle Duchesneau DuSablon, venue témoigner en commission parlementaire et rendre du compte du sondage.

Écart hommes-femmes marqué

Selon les témoignages recueillis auprès des élus municipaux, l'écart est marqué entre hommes et femmes, atteignant entre 12 et 15 points, lorsqu'il est question de situations vécues de harcèlement, de discrimination ou d'intimidation.

De plus, bien plus souvent que les maires, les mairesses manquent de confiance en leurs capacités et avouent ne pas se sentir à la hauteur de la situation. L'écart entre hommes et femmes atteint 17 points à ce chapitre.

En prenant connaissance de ces données, la députée libérale de Richmond, Karine Vallières, qui supervise les travaux de la commission, a dit craindre de faire «une crise d'urticaire», à force d'entendre encore et encore que les femmes boudent la politique parce qu'elles manquent de confiance en elles et éprouvent un sentiment d'incompétence chronique.

«Il faut que ça cesse», s'est exclamée la mairesse de Saint-Georges-de-Clarenceville et autre porte-parole de la FQM, Renée Rouleau, appelant à un changement de mentalités.

À l'heure actuelle, seulement 20 pour cent des municipalités québécoises sont dirigées par une femme. 


Drainville PM

avec Bernard Drainville

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