nc-logo-fb-simplenc-logo-twitternc-logo-pinterestnc-logo-instagram nc-logo-youtubenc-logo-google-plusnc-logo-rss nc-zoom-2nc-calendar-grid-61 nc-simple-removenc-button-plaync-button-pause nc-button-stopnc-curved-nextnc-tail-rightnc-tail-leftnc-volume-ban nc-volume-97 nc-volume-93nc-sun-cloud-hail nc-sun-cloud-light nc-sun-cloud nc-sun-cloud-fog nc-email-84nc-headphonenc-ic_photo_library_24pxnc-flash-21nc-single-02 nc-bars

Casques bleus canadiens: intervenir sans intervenir

Casques bleus canadiens: intervenir sans intervenir
Cogeco Nouvelles

Le général Roméo Dallaire

Le général à la retraite Roméo Dallaire croit que le Canada peut très bien intervenir dans des missions de paix sans envoyer des troupes importantes en zones de guerre.

À peine rentré d'une tournée au court de laquelle il devait évaluer les besoins de plusieurs pays d'Afrique, le général Dallaire a confié à Cogeco Nouvelles que ce sont davantage les compétences canadiennes qui sont recherchées.

« Ils n'ont pas besoin d'un paquet de bataillons des pays du nord pour tenter de résoudre des problèmes sur leur continent, indique Roméo Dallaire. Ils ont besoin de continuer à professionnaliser leurs forces ».

Ainsi, le Canada serait plus efficace en mettant son expertise au service des armées africaines qui interviennent dans des conflits.

« Soucis numéro un, trop d'enfants sont utilisés dans des guerres. Et ça, c'est un énorme dilemme éthique pour eux, parce qu'ils n'ont pas les compétences. Ils veulent être mieux formés », soutient le général à la retraite. Et pour ce faire, le Canada n'a pas à s'impliquer directement dans un conflit.

« Ce n'est pas nécessairement d'aller dans une mission autant que d'aller dans des pays qui eux, contribuent à des troupes et les préparer convenablement ». Mais attention, l'ex-militaire indique que tôt ou tard, il faudra les accompagner sur le terrain.

« Il faut aller salir nos bottines sur le terrain. Tu ne peux pas faire ça à distance », prévient-il.

Aide technique

De plus, le Canada pourrait fournir une aide technique aux pays qui n'ont pas les mêmes capacités technologiques que nous.

« Observation par hélicoptère, des drones, transport de troupes ou transport de matériel pour soutenir les forces au sol », les équipements canadiens peuvent faire la différence, estime Roméo Dallaire.

« Eux n'ont pas l'argent pour acheter ce matériel, les Nations unies n'ont pas d'argent et l'entrainement est trop long ».

Depuis des mois, la pression se fait de plus en plus insistante pour que le Canada intervienne au Mali. Cela demeure un choix politique, selon Roméo Dallaire.

« Ce n'est pas où on va qui compte, mais d'y aller et d'amener la capacité à des endroits qui sont en besoin ».

Quant aux coûts, le mentorat demeure la solution la plus efficace, au meilleur coût.

« Ce qui coûte cher, c'est d'essayer d'aider un pays à se rebâtir, d'essayer de faire de la réconciliation », estime le général Dallaire.

Cette prise de position intervient 24 heures avant l'annonce du premier ministre Justin Trudeau sur le nouveau rôle des troupes canadiennes en mission de paix.

De passage à Manille, aux Philippines, ce matin, le premier ministre a promis que la mission des Casques bleus canadiens sera à la hauteur des attentes de l'ONU et des citoyens canadiens.

« Nos partenaires à travers le monde vont être très réceptifs aux propositions innovatives (sic) qu'on va mettre de l'avant demain », a dit simplement indiqué M. Trudeau.

 

 


Les amateurs de sports

avec Mario Langlois

Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.