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Violence conjugale : le Québec a encore fort à faire

Violence conjugale : le Québec a encore fort à faire
Pexels.com

Chaque année au Québec, environ 12 femmes perdent la vie aux mains de leur conjoint ou ex-conjoint et plus d’une trentaine d’entre elles sont victimes de tentative de meurtre.

C’est malheureusement devenu une manchette courante au Québec : une femme est assassinée par son conjoint après avoir mis fin ou tenter de mettre fin à la relation de couple.

Mardi soir, une femme de 65 ans de Valleyfield a connu le même triste sort.

En fait-on assez?

L’animateur Bernard Drainville s’est questionné à savoir si le Québec en faisait assez pour protéger les femmes de leur conjoint violent. Pour éclairer sa réflexion, il s’est entretenu avec Manon Monastesse, directrice provinciale de la Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec.

Selon la directrice, le problème est multifactoriel. D’abord, il y a le peu de confiance des victimes dans le système de justice.

«Il y a seulement 20% des femmes qui vont porter plainte à la police pour des cas de violence conjugale», indique-t-elle.

Elle suggère également d’améliorer la formation des policiers pour qu’ils puissent saisir les nuances de la violence conjugale.

«Un contexte de violence conjugale, c’est quand un conjoint veut exercer un contrôle total sur sa conjointe, ce n’est pas une chicane de famille», explique-t-elle.

L’intervenante dénote aussi des grandes variations quant à l’importance que les corps policiers accordent aux cas de violence conjugale.  

De plus, elle souhaite qu’on arrête de parler de «drame conjugal» lorsqu’il est question d’un meurtre dans un contexte de couple.

«Il s’agit d’un homicide d’une conjointe ou d’une ex-conjointe.» 

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avec Jérémie Rainville

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