Expulsés...dans 25 ans?
(98,5 fm) - Hamed Shafia, son père Mohammed et la deuxième femme de ce dernier, Tooba Yayha, pourraient être expulsés vers leur pays d'origine, l'Afghanistan, mais seulement près avoir purgé l'ensemble de leurs sentences au Canada.
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À lire également: Les Shafia trouvés coupables de meurtres prémédités Les trois accusés de la famille Shafia, trouvés coupables de meurtres prémédités de quatre femmes de leur famille, sont résidents permanents du Canada et non des citoyens canadiens. Le gouvernement peut donc, théoriquement, entamer des démarches pour les expulser. En entrevue avec Paul Arcand, Me Stéphane Handfield a indiqué que le processus risque toutefois d'être très long puisque les Shafia sont présentement sous juridiction des Services correctionnels canadiens et non sous la juridiction d'Immigration Canada. « Immigration Canada pourra commencer son travail en vue d'une expulsion, notamment en rédigeant des rapports d'interdiction de territoire, a déclaré l'avocat, lundi, sur les ondes du 98,5. Ils pourront ensuite soumettre leurs travaux au tribunal compétent - en l'occurrence la Commission du statut de réfugié du Canada. La commission se penchera alors sur le dossier et pourrait décider de retirer le statut de résident permanent et émettre une mesure d'expulsion. « Mais tant et aussi longtemps que les trois Shafia seront incarcérés dans un centre de détention, ils ne pourront être expulsés. » Me Handfield a ajouté que l'Agence des services frontaliers, chargée de renvoyer les personnes interdites de territoire, attendait généralement que les prisonniers aient purgé leur sentence complète avant de les expulser. Et dans ce cas-ci, comme ils ont été reconnus coupables de meurtres prémédités, les Shafia ne pourront obtenir de libérations conditionnelles avant 25 ans. Un long processus Entre-temps, les membres de la famille Shafia entreront dans le processus de classement des délinquants des pénitenciers canadiens, au cours des prochains jours. Comme l'a expliqué le président du syndicat des agents correctionnels canadien, Pierre Malette, sur les ondes du 98,5, tous les délinquants doivent passer par cette étape. «La première étape sera de les envoyer dans un centre de réception ou ils se verront attribuer une cote de sécurité, a fait savoir M. Malette. Tous amorceront ce processus avec la cote maximale, qui pourra être révisée à la baisse», a-t-il ajouté.



