Édith Piaf censurée: la ministre Beauchamp rabroue l'enseignant
(Cogeco Nouvelles) - La censure d'une chanson d'Édith Piaf, « L'hymne à l'amour » dans une école primaire de Sorel-Tracy, soulève la controverse.
On en parle en ondes :
Cogeco Nouvelles avait appris, mercredi, qu'un professeur de musique à l'école Saint-Gabriel-Lalemant avait pris cette décision parce que le mot « Dieu » figure dans les paroles de ce classique de la chanson française. Jeudi, ce fut au tour de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, de commenter l'affaire. En Chambre, la politicienne a jugé que l'enseignant avait pris une mauvaise décision, rappelant que « le Québec ne visait pas à effacer son histoire religieuse et son identité ». Mme Beauchamp a ajouté qu' un « enseignant n'a pas à pervertir une oeuvre faisant partie du grand répertoire de la chanson francophone ». La direction et la commission en accord Le professeur n'a peut-être pas l'appui de la ministre Beauchamp, mais il peut compter sur le soutien de la commission scolaire de la région et de la direction de l'école. « Nous sommes d'accords avec ça », a dit Éric Choinière, secrétaire général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, lorsque questionné jeudi matin par Paul Arcand au 98,5 fm. « Il ne voulait pas aborder de thème religieux dans son cours de musique, d'où sa modification à la finale de la chanson », a continué le porte-parole de l'école. La classe compte des élèves de 10 et 11 ans. Plusieurs parents ont dénoncé le fait qu'on modifie de cette façon l'une des oeuvres les plus connues de la chanson française. Rappelons que les élèves devront interpréter ce classique, lors d'un spectacle de fin d'année, sans la dernière phrase: « Dieu réunit ceux qui s'aiment ». Vague dans la francophonie ? La nouvelle de Cogeco a été reprise à l'international par The Associated Press. On verra maintenant si cela aura des répercussions ailleurs dans la francophonie, particulièrement en France.



